In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 12 septembre 2021

M. Bourke-White - Statue of Liberty (1930)

La veillée du dimanche. Deux clichés de l'américaine Margaret Bourke-White (1904-1971), pionnière du photojournalisme et l'une des grandes figures de la photographie du XXᵉ siècle.
Première femme photographe accréditée sur les zones de combat, et l’une des premières à collaborer avec le magazine Life, elle signe en 1936 la couverture inaugurale du célèbre hebdomadaire.
M. B-W. - Louisville, USA (1937)

Dès ses débuts, Bourke-White s’intéresse à la photographie industrielle : Sous son objectif, la puissance froide et l'ordre monumental de la modernité acquièrent une forme de beauté. Ce regard neuf sur l’esthétique industrielle lui vaut une reconnaissance rapide, et des commandes prestigieuses, notamment pour General Electric. Mais son travail prend bientôt une dimension plus humaine. Pendant la Grande Dépression, elle s'associe avec l'écrivain Erskine Caldwell, son époux, pour produire un livre marquant, You Have Seen Their Faces (1937), qui documente les conditions de vie des agriculteurs appauvris du Sud des États-Unis.
Photographe de guerre, elle couvre ensuite les grands événements du siècle : la campagne du général Patton en Europe, la libération du camp de Buchenwald – dont ses images révèlent au monde les atrocités –, puis, plus tard, les derniers jours de Gandhi en Inde.
« I was to discover that the quest for human understanding is a lifetime one that has no end in sight. »

dimanche 16 juin 2013

B. Davidson - Statue of Liberty (1958)
La veillée du dimanche. Deux clichés de l'américain Bruce Davidson (b.1933), figure importante de la photographie documentaire américaine du XXe siècle. Membre de l’agence Magnum depuis 1958, il se fait très tôt remarquer avec The Dwarf (1958), série consacrée à un clown de cirque dans laquelle il affirme déjà son intérêt pour les marges sociales et les trajectoires singulières.

B.D. - Time of change (1963)
Il consacre ensuite plusieurs années à des projets au long cours : Brooklyn Gang (1959), sur une bande d’adolescents désœuvrés de Brooklyn. C’est une série que j’aime beaucoup et qui me donnera l’occasion de consacrer une autre chronique à Davidson. Viennent ensuite East 100th Street (1966–1968), sur les habitants d’un quartier défavorisé de Harlem, et surtout Time of Change (1961–1965), consacré au mouvement des droits civiques aux États-Unis, le Civil Rights Movement. « Je n’ai jamais cherché à capturer l’instant décisif. Ce que je cherche, c’est l’instant durable.»

dimanche 20 avril 2008

A.F. - Statue of Liberty at night (1950)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe Andreas Feininger (1906-1999), né à Paris de parents américains. Il est le fils du peintre Lyonel Feininger, associé au mouvement Bauhaus, un héritage artistique qui nourrira son goût pour les formes, les structures et les perspectives. Après des études d’ébénisterie et d’architecture, il commence sa carrière de photographe en 1930 et émigre aux États-Unis en 1939, où il collaborera notamment avec les magazines Life et Fortune. Il s’y distingue par ses photographies de gratte-ciel, de ponts et d’ouvrages industriels, qu’il transforme en compositions presque abstraites, faites de lignes, de géométries et de perspectives spectaculaires.

A.F. - Route 66, Seligman, AZ
(1953)
Parallèlement à cette recherche formelle, il s’intéresse aux dimensions sociales de la photographie et fréquente à New York le milieu de la Photo League, où se retrouvent notamment Paul Strand et Ralph Steiner. Pour ces photographes, l’image est aussi un moyen de regarder la société américaine en face, ses inégalités et ses fractures.
Cet engagement documentaire n’est pas sans risques dans le climat politique tendu des années 1950. Pendant la seconde Red Scare, la Photo League attire l’attention du FBI et sera finalement dissoute. Andreas Feininger poursuivra néanmoins son œuvre, entre photographie scientifique, architecture et regard humaniste, jusqu’à sa disparition en 1999.

samedi 23 février 2008

Ph.D. Gendreau - Statue of Liberty
Une image et des mots. Le cliché est de Philip. D. Gendreau, un photographe québécois dont je ne sais rien, sinon qu'il avait un studio à New York dans les années 30-50.

L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il fait. [....] L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie.
Jean-Paul Sartre, L'Existentialisme est un humanisme (1946)

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...