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| A. Marquet - Le jardin à Pyla (1935) |
Réservé et discret, réfractaire à l'autorité sans être militant, Marquet fréquente les milieux libertaires des années 1890-1900, avant de se rapprocher, dans l’entre-deux-guerres, d'une gauche antifasciste plus classique.
S’il n’exprime jamais clairement ses opinions, « il a un côté ni dieu ni maître, ni jury ni récompense », résume Sophie Krebs, conservatrice en chef au Musée d’Art Moderne de Paris.
En 1910, Apollinaire écrivait de lui :
« Ce peintre regarde la nature avec bonté. Il y a en lui un peu de la douceur de saint François. »
Derrière cette douceur dont parle Apollinaire, il y a aussi l’homme réservé dont parle Sophie Krebs, sans goût pour l’esbroufe et assez peu soucieux de paraître autre qu’il n’est.
Il sait ce qu’il sait faire, ce qu’il ne sait pas faire, et il en prend son parti : il peint, il dessine, et il laisse ses tableaux faire le reste : « Je ne sais ni écrire ni parler, mais seulement peindre et dessiner. Regardez ce que je fais. Ou je suis arrivé à m’exprimer ou j’ai échoué. En ce cas, que vous me compreniez ou pas, par votre faute ou par la mienne, je ne peux pas faire plus. »
© Veilleur de Nuit – 2016

