In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 23 août 2020

G. Klimt - Île dans l'Attersee (1901)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste autrichien Gustav Klimt (1862-1918), déjà présenté en octobre 2012.
Il est l'un des peintres symbolistes les plus influents de l'Art Nouveau et l'une des grandes figures de la Sécession de Vienne (voir aussi ICI), un mouvement qui entend rompre avec l'académisme viennois, défendre l'art moderne et promouvoir l'idée d'un « art total » (Gesamtkunstwerk), qui abolirait la hiérarchie entre les arts.
G.K - Jardin aux tournesols (1907)

Tout au long de sa carrière, Klimt multiplie les portraits féminins, les allégories et les thèmes parfois dérangeants – érotisme, mort, désir – avec ce style unique qui concilie puissance décorative et expression des sentiments. Pour ma part, je ne suis pas particulièrement fan de ses deux tableaux les plus célèbres – Le Baiser et le Portrait d’Adèle Bloch-Bauer I – d'une éclatante richesse décorative faite d’or, d’argent et de motifs géométriques ; je leur préfère les deux œuvres présentées ici. Cette chronique est d’ailleurs motivée moins par mon goût pour sa peinture que par l’importance de Klimt dans l’art européen : il a notamment ouvert la voie à des artistes comme Egon Schiele ou Oskar Kokoschka, qui virent en lui un maître autant qu’un précurseur.
Je m'empresse donc de valider cette publication avant de la supprimer.
 © Veilleur de Nuit – 2020

PT6 ICI