In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 24 mars 2019

Alfonso Simonetti - Ferme (1891)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre romantique italien Alfonso Simonetti (1840-1892), déjà présenté ici en juillet 2012. Formé auprès de Gabriele Smargiassi à l'Académie royale des beaux-arts de Naples, où il entre en 1859, puis à Florence, il se consacre principalement au portrait et à la peinture de paysage.
A.S - Route de campagne.

Héritier du romantisme italien, Simonetti appartient à une génération de peintres qui privilégie l'émotion, le sentiment de la nature et l'attachement aux scènes de la vie populaire. Né à la fin du XVIIIᵉ siècle en réaction au au néoclassicisme, le romantisme s'épanouit en Europe dans la première moitié du XIXᵉ siècle, avec un goût marqué pour l’histoire, les paysages et les traditions populaires. Alfonso Simonetti s'inscrit dans cet héritage, qu'illustrent ces deux tableaux et auquel il reste fidèle tout au long de sa carrière.
 © Veilleur de Nuit – 2019

samedi 7 juillet 2012

A.Simonetti - Et elle ne revint jamais
Une image et des mots. La voix de la mer, écrivait Kate Chopin dans "L'Éveil" (1899), est séductrice ; sans jamais se lasser elle chuchote, gronde, murmure, invite l'âme à errer pour un temps dans des abîmes de solitude ; à se perdre dans des dédales de contemplation intérieure.
Une toile du napolitain Alfonso Simonetti (1840-1892), avec pour l'accompagner un beau rondeau de Clément Marot (1496-1544)

"A la jeune Dame, mélancolique et solitaire"

Par seule Amour qui a tout surmonté,
On trouve grâce en divine bonté,
Et ne la fault par aultre chemin querre:
Mais tu la veulx par cruaulté conquerre,
Qui est contraire à bonne volunté.

Certes c'est bien à toy grand' cruaulté,
D'user en deuil la jeunesse et beaulté,
Que t'a donné Nature sur la terre
Par seule Amour.


En sa verdeur se resjouist l'Esté,
Et sur l'Yver laisse joyeuseté:
En ta verdeur plaisir doncques asserre,

Puis tu diras si vieillesse te serre
Adieu le temps, qui si bon a esté
Par seule Amour.

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