In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 24 mars 2019

Alfonso Simonetti - Ferme (1891)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre romantique italien Alfonso Simonetti (1840-1892), déjà présenté ici en juillet 2012. Formé auprès de Gabriele Smargiassi à l'Académie royale des beaux-arts de Naples, où il entre en 1859, puis à Florence, il se consacre principalement au portrait et à la peinture de paysage.
A.S - Route de campagne.

Héritier du romantisme italien, Simonetti appartient à une génération de peintres qui privilégie l'émotion, le sentiment de la nature et l'attachement aux scènes de la vie populaire. Né à la fin du XVIIIᵉ siècle en réaction au au néoclassicisme, le romantisme s'épanouit en Europe dans la première moitié du XIXᵉ siècle, avec un goût marqué pour l’histoire, les paysages et les traditions populaires. Alfonso Simonetti s'inscrit dans cet héritage, qu'illustrent ces deux tableaux et auquel il reste fidèle tout au long de sa carrière.
 © Veilleur de Nuit – 2019

dimanche 25 mars 2018

W. B. - Vierge aux lys (1899)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du prolifique français William Adolphe Bouguereau (1825-1905), déjà présenté en juin 2009 et en septembre 2012.
Après un apprentissage à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, il fréquente à Paris l’atelier du portraitiste François-Édouard Picot, lui-même élève de Jacques-Louis David. Bouguereau revendiquait une conception idéale de la peinture : « Pour moi, une œuvre d’art doit être une interprétation élevée de la nature. La recherche de l’idéal a été le but de ma vie. »
W.B. - Le lever (1865)

Son attachement aux règles académiques, héritées de la tradition classique française, lui vaut ensuite les moqueries et l’étiquette de « pompier ». Son œuvre fut si longtemps reléguée aux oubliettes que son nom disparaissait encore de certains ouvrages de référence, comme le Dictionnaire des grands peintres (Larousse, 1991) de Michel Laclotte.
Célébré au XIXᵉ siècle et recherché jusqu’aux États-Unis, Bouguereau est aujourd’hui beaucoup moins connu. Ses tableaux me plaisent pourtant beaucoup. Par leur maîtrise, leur douceur, et cette façon si peu démonstrative de mettre un immense savoir-faire au service d’une certaine idée de la beauté.
 © Veilleur de Nuit – 2018

dimanche 1 février 2015

A. Wahlberg - Partie de Stockholm (1892)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre paysagiste suédois Alfred Wahlberg (1834-1906), déjà présenté en août 2010.
Né à Stockholm, il étudie d'abord la musique à l'Académie Royale de Suède avant de se tourner vers la peinture. En 1862, il se rend à Düsseldorf où il fréquente l'Académie des Beaux-Arts et se forme auprès de Hans Gude – qui fera l'objet d'une prochaine publication –, aux paysages d'atmosphère caractéristiques de l'école allemande.

Alfred Wahlberg
Repos de la jeune fille sur l'herbe (1878)
Il s'installe ensuite à Paris en 1866, où il expose au Salon et assimile l'influence de l'école de Barbizon et des débuts de l'impressionnisme, sans jamais renoncer à la rigueur de sa formation allemande. Ses paysages crépusculaires, souvent baignés d'une lumière douce et argentée, témoignent de cette double influence.
Wahlberg reste un des grands représentants du paysage nordique au XIXe siècle, entre tradition romantique et modernité naissante.
Le premier tableau, dont le sous-titre est Clair de lune, révèle son goût, né sans doute de son éducation musicale, pour ces atmosphères empreintes d'un romantisme délicatement lyrique et propice à la rêverie.
« Les rêveurs, disait Oscar Wilde, sont ces hommes qui ne trouvent leur chemin qu'au clair de lune et qui comme punition aperçoivent l'aurore avant le reste du monde.»

dimanche 9 décembre 2012

J. Grimshaw - Evening shadows (1881)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'anglais John Atkinson Grimshaw (1836-1893), l’un des maîtres des atmosphères crépusculaires et des paysages urbains nocturnes de l’Angleterre victorienne.
Autodidacte, d'abord proche de l'esthétique préraphaélite, il commence dans les années 1860 par peindre des natures mortes avant de se tourner vers les paysages.
Il est ensuite sensible au travail du peintre français James Tissot, très apprécié dans la haute société victorienne. Tissot fera probablement lui aussi l’objet d’une prochaine publication.
J.G. - Westminster Bridge (1880)

Si Grimshaw peint des paysages portuaires, des rues de Leeds, Liverpool ou Londres, il ne semble pas chercher à en documenter la réalité, mais plutôt à en extraire une poésie diffuse ;  à mi-chemin entre réalisme et romantisme, il s’attache aux lumières artificielles, aux halos du gaz, aux brumes épaisses, pour construire un monde silencieux et presque irréel.
Il reste pour beaucoup le peintre des nuits claires, celui qui a fait dire à l'américain James Abbott Whistler : « I considered myself the inventor of nocturnes, until I saw Grimmy's moonlit pictures.»

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...