In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 27 septembre 2009

Albrecht Dürer - Étude (c.1508)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du dessinateur, peintre, graveur et humaniste allemand Albrecht Dürer (1471-1528). 
Figure majeure de la Renaissance nordique, il incarne l’idéal de l’homme curieux, attentif aussi bien aux arts qu'aux sciences.
Il quitte l’école à douze ans et devient d’abord apprenti en orfèvrerie auprès de son père, grand admirateur de Van Eyck. Il entre ensuite dans l’atelier du peintre et graveur Michael Wolgemut à Nuremberg, où il poursuit sa formation.
A.D. - Autoportrait (1500)

Il quitte l'école à douze ans et devient d'abord apprenti orfèvre auprès de son père, avant d'entrer dans l'atelier du peintre et graveur Michael Wolgemut à Nuremberg. À dix-huit ans, il entreprend son tour de compagnon, qui le conduit dans plusieurs villes d'Europe. Ces voyages, ainsi que sa curiosité intellectuelle, lui permettent de jouer un rôle essentiel dans la diffusion des apports de la Renaissance italienne en Europe du Nord.
Érasme dira de lui : « Un grand artiste comme lui serait digne de ne jamais mourir. »
Les deux oeuvres présentées ici sont une étude de main gauche pour le retable Heller, et un autoportrait. « Ce qu'est la beauté, je l'ignore », disait-il.
NS1

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dimanche 20 septembre 2009

J.D. - Listening to the birds (1885)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du photographe pictorialiste américain John E. Dumont (1856-1944), actif à la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles. À une époque où la photographie cherchait encore à être reconnue comme un art à part entière, Dumont développe une approche influencée par la peinture et l’estampe : cadrages soignés, lumières travaillées, atmosphères parfois presque irréelles. Il appartient à cette génération de photographes pour qui l’appareil ne devait pas seulement enregistrer le monde, mais aussi le réinterpréter.

J.D. - Gossip by the wayside (1893)
La trajectoire de Dumont est cependant moins connue que son œuvre. Né, selon certaines sources, à Washington, il vit à New York puis à Rochester, où il exerce le métier de courtier en produits alimentaires. Il commence la photographie en amateur en 1884 et se fait remarquer par ses scènes de genre en extérieur ainsi que par ses portraits de studio.
Aujourd’hui assez oublié, Dumont exposa pourtant régulièrement aux États-Unis et en Europe jusqu’au début du XXᵉ siècle. Son travail, à la fois naturaliste et marqué par l’idéalisme pictorialiste, lui valut d’être rapproché du Britannique Henry Peach Robinson, l’une des grandes figures de ce mouvement., auquel je consacrerai une prochaine publication.

AW1

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samedi 19 septembre 2009

Gabriel Pacheco

Une image et des mots. Une illustration pour le Livre de la Jungle du mexicain Gabriel Pacheco (b.1973).
Et pour aller avec, un extrait de la chanson Bare necessities ("Il en faut peu pour être heureux"), chantée par Baloo l'ours épicurien - celui qui ne se contente pas de peu ne sera jamais content de rien, disait Épicure - dans le chef d'oeuvre qu'à son tour Disney a fait du chef d'oeuvre de Kipling.

Look for the bare necessities
The simple bare necessities
Forget about your worries and your strife
I mean the bare necessities
Old Mother Nature's recipes
That brings the bare necessities of life.
[.....]
And don't spend your time lookin' around
For something you want that can't be found
When you find out you can live without it
And go along not thinkin' about it
I'll tell you something true

The bare necessities of life will come to you.

IW1

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dimanche 13 septembre 2009

W. Ronis - Retour des prisonniers, gare de l'Est
(1945)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe Willy Ronis (1910-2009), qui s'est éteint hier à l'âge de 99 ans, et figure majeure de ce que l’on appelle la photographie humaniste,  aux côtés d’Édouard Boubat, Robert Doisneau ou Sabine Weiss. Le choix n’a pas été simple, tant son œuvre témoigne d’une attention constante portée aux gestes simples et à la beauté ordinaire du monde.
Mais voici les deux images retenues aujourd’hui.

W.R. - Nu provençal (1949)
De son Nu provençal, Willy Ronis disait qu’il s’agissait de sa photo fétiche. L’image naît dans sa maison de Gordes, dans le Vaucluse. Un été de grande chaleur, alors qu’il bricole au grenier, Willy Ronis s’aperçoit qu’il lui manque un outil. C’est en redescendant l’escalier de pierre qu’il aperçoit sa femme, Marie-Anne, qui se rafraîchit à une cuvette d’eau. Il lui lance : « Reste comme tu es ! » Il remonte chercher son Rolleiflex, prend quatre vues et choisit la seconde. « Le miracle existe, disait-il, je l’ai rencontré. »
À propos de cette image, Philippe Sollers écrit dans Nues : « La composition est magistrale, elle dit la vraie joie de vivre… Tout vit, tout vibre doucement et veut être vu. […] Ronis parle de “miracle”. Il a raison, c’en est un. »

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...