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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 28 juillet 2024
samedi 27 juillet 2024
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| Erinn Springer - série Dormant season |
Une image et des mots. Un cliché de la photographe américaine Erinn Springer (b.1993).
Grand cerf, que vois-tu hors de la tour des hommes
Pour jeter si haut la tête dans l'air bleu
Cerf chargé de cordes et de fers
Cerf vaincu cerf lié sur la terre d'antan
Roi cerf humilié que vois-tu au dehors ?
Un long chemin de boue d'un horizon à l'autre
Qui vient raser le pied de la tour où nous sommes.
[....]
Et je resterai cerf solitaire dressé sur un ciel morne
Jusqu'à la fin qu'en vain je brame aux quatre vents.
André-Pierre de Mandiargues, La tour (1961)
dimanche 21 juillet 2024
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| Philip W. Steer - Jonquil (1890) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Philip Winston Steer (1860-1942), l’une des figures majeures de l’impressionnisme britannique. Après des études à Gloucester, puis à Londres et à Paris – où il fréquente l’Académie Julian et l’École des beaux-arts –, il découvre Manet, Monet et Whistler, dont l’influence sera décisive.
Dans les années 1880, il séjourne souvent en France et rejoint la colonie artistique d’Étaples, ce port du Pas-de-Calais devenu un foyer cosmopolite pour les peintres séduits par la lumière de la côte d’Opale et la vie simple des pêcheurs. Cette expérience nourrit son goût pour les variations fugitives de la lumière et les scènes de plein air.
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| P.W.S. - Beach at Étaples (1887) |
De retour en Angleterre, Steer participe à la fondation du New English Art Club, , qui se veut une alternative à la Royal Academy. Il y expose des paysages et des scènes balnéaires baignés d’une lumière douce, souvent peints dans le Suffolk.
S’il doit beaucoup aux impressionnistes français, on retrouve aussi dans sa peinture l’influence de Gainsborough et de Turner. Dans certaines œuvres, comme ici avec Beach at Étaples, il s’aventure vers une peinture plus libre, où le sujet semble presque se dissoudre dans les couleurs et la lumière. Un tableau magnifique – un de mes préférés tous genres confondus –, où quelques silhouettes sombres sur un camaïeu de gris et de vert suffisent, pour moi, à donner au paysage toute sa force poétique.
© Veilleur de Nuit – 2024
dimanche 14 juillet 2024
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| R.D. - La dernière valse du 14 juillet (1949) |
La veillée du dimanche. Deux clichés de Robert Doisneau (1912-1994), déjà publié en septembre 2008 et 2010, février et mars 2011. Combien de publications faudrait-il pour rendre justice, ne serait-ce qu'un peu, au regard unique qu'avait Doisneau pour saisir, avec tendresse et humour, les rues de Paris, les enfants joueurs, les travailleurs, les amoureux, et toute cette beauté qui échappe aux modes passagères...
Il célébrait la simplicité des instants ordinaires, ces petits moments de grâce qui transforment parfois le quotidien en quelque chose d’universel ; Doisneau nous fait croire à la possibilité d'un monde plus doux.
« Le monde que j'essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien, où les gens seraient aimables, où je trouverais la tendresse que je souhaite recevoir. Mes photos étaient comme une preuve que ce monde peut exister. »
© Veilleur de Nuit – 2024
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