In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 3 avril 2022

David Foggie - Le pichet bleu
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre écossais David Simpson Foggie (1878-1948). Formé à la Dundee School of Art, il poursuit ses études à Anvers, Florence et Paris avant de revenir s’installer définitivement en Écosse en 1904.
D.F. - Le Crescent en temps de guerre
(1940)

À sa mort, Foggie était l’un des portraitistes les plus reconnus du pays, même si son nom est aujourd’hui largement tombé dans l’oubli.
Voici, parmi les oeuvres que je connais de lui, les deux toiles que je préfère. La seconde, intitulée The Crescent in Wartime, représente sans doute le célèbre Royal Crescent de Bath, remarquable ensemble architectural de style géorgien, endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale lors du Baedeker Blitz, ces raids allemands visant notamment des villes britanniques d’importance patrimoniale.
CJ4

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samedi 2 avril 2022

Ange au creux d'une main (Kurdistan)
Une image et des mots. Un artefact présenté sur Internet comme étant d'origine scytho-cimmérienne, trouvé au Kurdistan, et datant du 6ème siècle av. J-.C. 
Un objet surprenant chez l'une comme chez l'autre de ces deux civilisations de cavaliers nomades, et d'autant plus dissonant si l'on admet que la première représentation connue d'un ange ailé, celle qui figure sur le Sarcophage de Sarigüzel, autrement dit "Sarcophage du Prince", dans la région d'Istanbul, est attribuée à l'époque de l'empereur romain Théodose Ier (379-395). 
On y voit, sur chacun de ses flancs, deux anges en vol qui portent le monogramme du Christ dans une guirlande circulaire.
J'ignore donc la véritable nature et l'origine de cette main gauche au creux de laquelle repose un ange. Si c'est la main de Dieu, c'est celle de la justice, car la droite est celle de la miséricorde.

Pour l'accompagner, voici quelques lignes de Benito Pérez Galdós, extraites de son roman Misericordia.
"En marchant, en marchant tout doucement, mon fils, on va d'un bout du monde à un autre, et si d'un côté nous profitons du bon air et de la vue de choses nouvelles, de l'autre nous sommes convaincus que c'est partout la même chose. Chacune des parties du monde - une supposition - c'est comme le monde en bloc ; c'est-à-dire qu'à n'importe quel endroit où vivent des hommes par exemple, ou des femmes, si tu veux, il y a de l'ingratitude et de l'égoïsme ; il y a aussi ceux qui commandent et qui forcent la volonté des autres. C'est pourquoi nous ne devons faire que ce que nous dicte notre conscience et laisser les uns se battre comme des chiens pour avoir un os, les autres comme des enfants pour un joujou..."
MA4

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dimanche 27 mars 2022

M. van Dokkum - Un monde d'homme

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et illustrateur néerlandais Marius van Dokkum (b.1957), déjà présenté en décembre 2013. Né à Andijk, il étudie à l'Académie chrétienne des arts visuels de Kampen, et se fait connaître avec des scènes de la vie quotidienne souvent teintées d’humour et de satire bienveillante.

M. van Dokkum - Poulailler (2004)
Parmi ses influences, il cite aussi bien Henk Helmantel (dont j'aime beaucoup les natures mortes) et Maarten 't Hart (le peintre, non l'écrivain) que des maîtres anciens tels que Rembrandt, Hans Holbein, Jan Steen ou encore Vermeer. Il se dit aussi fasciné par Velázquez, grand humoriste de la cour du roi d'Espagne Philippe IV comme en témoigne son fameux autoportrait de 1643.
 © Veilleur de Nuit – 2022

EP5

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