In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 2 mai 2021

A.Zorn - Dans la forêt (1893)

La veillée du dimanche. Deux œuvres – la seconde n'étant qu'une étude – du Suédois Anders Zorn (1860-1920), déjà présenté ici à deux reprises, en juillet 2008 et en mai 2014.
A.Z. - Omnibus (étude, 1892)

Voici donc encore deux tableaux que j'aime beaucoup. On y retrouve cette virtuosité qui rapproche Zorn de John Singer Sargent : une même fascination pour la lumière, pour les nuances infinies de la peau, des étoffes et des matières, et cette manière de donner vie à un visage ou à une silhouette par quelques touches seulement.
« Je peins avec le pinceau ce que je sens avec mon cœur et mon esprit », écrivait-il à sa femme Emma le 15 janvier 1901.
GK1

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samedi 1 mai 2021

Une image et des mots. Cette Une du Petit Parisien est consacrée à la fusillade de Fourmies, survenue le 1er mai 1891 lors d'une manifestation ouvrière organisée pour revendiquer la journée de 8 heures. La troupe ouvre le feu sur les manifestants; le bilan est de 9 morts et de 35 blessés.
Pour aller avec, je choisis ces quelques vers de Jules Mercier. L'homme de peine - aujourd'hui on dit un manoeuvre - qui se donne la mort à l'âge de 24 ans en se jetant dans la Seine, parle ici du peuple.

Je ne menace pas, mais je veux de ma main
Forcer la vôtre à sonder sa blessure.
Je veux qu'en m'écoutant votre coeur plus humain
Songe aux maux que par vous et pour vous il endure.
Je ne menace pas, je le répète encore,
Mais je l'ai vu si grand que je crains sa colère;
Je l'ai vu, triomphant, promener sa misère,
Dans vos palais moqueurs, brillants de marbre et d'or.
Et, généreux pourtant, pour prix de vos conquêtes
Que voulait-il? Vos biens? .... Non, quelques pauvres lois,
Lui qui, pour secouer sa vermine et ses rois,
De son pied de géant pouvait broyer vos têtes.

EM1

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dimanche 25 avril 2021

A.P. - Couple dans la rue au clair de lune

La veillée du dimanche. Deux œuvres du Belge André Poffé (1911-1990), formé à l'Académie de Bruxelles mais aussi auprès de son père, lui-même aquarelliste.

A.P. - Paysage à Leefdael
Ses peintures pleines de poésie célèbrent la beauté tranquille de la vie rurale et villageoise brabançonne, qu'il transforme en paysages presque irréels aux couleurs assourdies, souvent baignés par la lumière de la lune.
Le monde d'André Poffé est un monde paisible et apaisant, qui invite à l'introspection comme une mélodie rêveuse d'Erik Satie. « Dans un tableau, je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique », disait Van Gogh.

PT6

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dimanche 18 avril 2021

E. Boubat - Montmartre, Paris (1948)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe Édouard Boubat (1923-1999), figure majeure de la photographie humaniste, déjà présenté ici en avril 2013.
« Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout contre les portes de la nuit », écrivait Jacques Prévert, qui voyait en Boubat un "correspondant de paix".
E.B. - Paris (1968)

Édouard Boubat s’intéresse aux gens, à leur vie, à leurs gestes ; il saisit avec douceur l’intimité des êtres et la poésie discrète des choses simples, avec la conscience profonde de la fragilité du monde.
« Faire de jolies photos n'est pas mon problème, même si j'aime parfois montrer des bouquets de fleurs. Mais qu'est-ce que ça veut dire, montrer un bouquet de fleurs ? Ça veut dire que le photographe sait que, derrière, il a toute la misère du monde. À travers ce bouquet de fleurs, il va peut-être toucher quelque chose.»

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...