In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 2 mai 2021

A.Zorn - Dans la forêt (1893)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres, la seconde n'est qu'une étude, du suédois Anders Zorn (1860-1920), déjà présenté ici en juillet 2008 et en mai 2014. 

A.Z. - Omnibus (étude, 1892)
Voici donc encore deux tableaux que j'aime beaucoup : on peut y voir l'influence qu'a sans doute eu Anders Zorn sur le travail de John Singer Sargent, particulièrement perceptible dans l'emploi de la lumière et la subtilité des nuances de teint et de texture de la peau.
Je peins avec le pinceau ce que je sens avec mon coeur et mon esprit, écrivait-il à sa femme Emma le 15 janvier 1901.

dimanche 11 mai 2014

Anders Zorn - La fille à la cigarette (1892)
A.Z. - Plaisirs de l'été (1886)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et aquarelliste, - mais aussi graveur, sculpteur et photographe - suédois Anders Zorn (1860-1920), déjà présenté ici en juillet 2008. qui illustrent son attention portée aux atmosphères. La première est une huile sur toile, la seconde une aquarelle sur papier ; reflets, remous, transparence, elle témoigne d'un de ses talents les plus éclatants : la représentation de l'eau.
Zorn est au sommet de son art ; il domine aussi bien l’huile que l’aquarelle, et sait rendre avec la même aisance - comme on le voit ici - la souplesse d'un geste que la surface miroitante d’un lac.
A.Z. - Plaisirs de l'été (détail)

Comme rappelé dans la première publication, Anders Zorn entre à l’âge de 15 ans à la très conservatrice Académie royale des arts de Stockholm, dont il s'éloignera plus tard en rendant symboliquement son diplôme, affirmant ainsi son indépendance d’artiste. Puis, dans les années 1880, il fréquente les cercles impressionnistes parisiens, mais il garde une singularité marquée dans son œuvre qui reste profondément liée à sa terre natale et à ses expériences de voyage, ainsi qu’à une curiosité technique insatiable.
Pour l'anecdote, Vacances d'été - premier titre original de "Plaisirs de l'été" -, s'est vendue en 2010 pour plus de 2,5 millions d'euros au Stockholm Auctionwerk.

dimanche 27 juillet 2008

A. Zorn - Notre pain quotidien (1886)
Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres du peintre, graveur et photographe Anders Zorn (1860–1920), l’autre géant de la peinture suédoise avec Carl Larsson, à qui il écrivait : 
« La chose la plus importante en peinture est d’avoir le sentiment. Si vous ne l’avez pas, toutes les connaissances du monde ne vous serviront à rien. »

Né à Mora, dans la région de Dalarna, Zorn reste toute sa vie attaché à ses origines. Formé à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, puis brièvement à l’École des Beaux-Arts de Paris, il s’impose d’abord par son talent d’aquarelliste. Ses premières œuvres, nourries du réalisme suédois alors en vogue, représentent scènes rurales, portraits paysans et gestes quotidiens ; avec une grande attention portée aux visages et aux attitudes, dans une veine quasi méditative, Zorn y affirme son attachement à ses racines et sa sensibilité à la dignité simple des siens.

A. Zorn - Le fournil (1889)
Lors de son séjour parisien dans les années 1880, au cœur de l’effervescence impressionniste, il découvre une peinture plus libre, plus fluide, notamment celle de Manet, qui influence sa manière de traiter la lumière. Comme beaucoup d’artistes de l’époque, il s'intéresse aussi à l’art japonais. Anders Zorn devient ensuite un graveur reconnu, admirateur de Rembrandt, et sensible à l’apport de Félix Bracquemond dans la diffusion de l’estampe japonaise en France. Il pratique également la photographie et la sculpture.
Une œuvre multiple, donc, sur laquelle je reviendrai sans doute.

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