In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 5 juillet 2020

W.B. Bruce - Maison de Ville Valgren
La veillée du dimanche. Deux œuvres de William Blair Bruce (1859-1906), considéré comme l'un des pionniers de l'impressionnisme au Canada.
Né à Hamilton, en Ontario, il étudie d'abord l'architecture avant de se tourner vers la peinture.
En 1881, il part pour Paris et s'inscrit à l'Académie Julian, où Bouguereau et Tony Robert-Fleury lui enseignent les bases de la peinture académique. Mais c'est surtout à Barbizon, puis à Giverny, qu’il va trouver sa voie. À Giverny, il se lie avec le peintre américain Theodore Robinson (voir octobre 2008), proche de Claude Monet et l'un des premiers artistes américains à adopter l'impressionnisme.
Cette rencontre joue un rôle déterminant dans son évolution. À partir de là, sa peinture change peu à peu : la lumière prend davantage de place, et l’influence de l’impressionnisme devient évidente dans ses paysages et ses marines.

W.B. Bruce - Mirror of the moon
(1906)
En 1885, alors qu'il décide de rentrer au Canada pour se remettre d'une période de grande fatigue, le navire qui transporte environ deux cents de ses tableaux vers Toronto, Hamilton et Londres sombre au large de l'île d'Anticosti, dans le golfe du Saint-Laurent. Toutes les œuvres sont perdues.
Il retourne finalement en France en 1886 et s'installe l'année suivante à Giverny. Ses séjours en France puis en Scandinavie, où il épouse la sculptrice suédoise Carolina Benedicks, vont durablement marquer son œuvre.
Malgré une carrière prometteuse, Bruce traverse des périodes de profond découragement et meurt prématurément en Suède en 1906, à seulement 47 ans.
Son œuvre est aujourd'hui mieux connue, notamment grâce au Musée des beaux-arts de Hamilton, dont la première exposition, en 1914, fut consacrée à Bruce et qui conserve encore un important ensemble de ses tableaux.
 © Veilleur de Nuit – 2020
HP7

ICI

samedi 4 juillet 2020

Fred - Philémon
Une image et des mots. Une planche de Philémon, l'aventurier des lettres de l'Atlantique créé en 1965 par Fred dans le journal Pilote.
Pour l'accompagner, un extrait de La parole manipulée, une ouvrage de Philippe Breton publié à La Découverte en 2000.

"L'homme met du sens partout. Il ne peut pas se défaire de la continuelle production de sens qui caractérise sa parole, au point qu'il doive renoncer à ce qui fait pourtant le lot commun du moindre animal, voir, sentir, percevoir le réel de la même façon que son congénère.
S'accorder sur un minimum de points de vue communs nécessite un gigantesque travail pour des résultats toujours assez modestes, et toujours à recommencer.
La parole est ainsi faiblement informative et fortement argumentative. Elle est moins communication standardisée au sein d'une espèce que parole individuelle toujours à la recherche d'un lien social fuyant et toujours à reconstruire, alors que celui-ci est donné et immuable chez l'animal
."
KM1

ICI

dimanche 28 juin 2020

B. Morisot - Devant la glace (1890)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de Berthe Morisot (1841-1895), l'une des grandes figures de l'impressionnisme, déjà présentée en mars 2016.
Formée dès son plus jeune âge sous la direction de Camille Corot, elle expose d'abord au Salon officiel avant de rejoindre les impressionnistes, dont elle participe à la première exposition en 1874.

B.M. - Dans les blés (1875)
Ses tableaux montrent souvent des intérieurs, des jardins, des femmes et des enfants. Mais, au-delà de leurs sujets, c'est sa manière de peindre qui me plaît tant : une touche légère, parfois presque inachevée.
On dirait qu'elle laisse les formes se dissoudre, comme si elle cherchait moins à décrire qu'à retenir un instant, une lumière, un geste. C'est très beau.
 © Veilleur de Nuit – 2020

IC2

ICI

dimanche 21 juin 2020

Željka Gavrilović - Daydream (2015)
La veillée du dimanche. J’ai hésité à publier ici des clichés de la Serbe Željka Gavrilović (b.1949), dont le travail a été entaché par l’attribution à son nom de photographies qui n’étaient pas les siennes.
Je l’ai découverte il y a quelques années à l’occasion d’une exposition de sa série Blues, puis sur la plateforme 500px, où figure un ensemble très disparate d’images qui lui sont attribuées.

Z.G. - Houses in the river (2015)
Elle s'y présente comme psychologue – ce qu'elle est sans doute - et comme auteur. En tous cas, j'aime beaucoup ce portrait et ce reflet de paysage qui, après vérifications, sont bien d'elle.
 © Veilleur de Nuit – 2020

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...