In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 17 août 2019

Jaime Zapata - El encuentro (2007)
Une image et des mots. "El Encuentro" est une huile sur toile du peintre équatorien Jaime Zapata (b.1957), qui nous donne à voir la rencontre entre l’Ancien et le Nouveau Monde.
Après sa découverte par Colomb en 1492, ce fut l’époque de la Conquista (16e siècle) qui a vu la civilisation occidentale s'imposer par la violence et l’oppression, la Bible dans une main et l'épée dans l'autre. Les lignes qui suivent sont extraites de l'ouvrage d'Eduardo Galeano, Las venas abiertas de America Latina (Les veines ouvertes de l'Amérique latine), publié en 1971.

En realidad no fue prohibida sino bendita (la esclavización de los indios) : antes de cada entrada militar, los capitanes de conquista debían leer a los indios, ante escribano público, un extenso y retórico Requerimiento que los exhortaba a convertirse a la santa fe católica : « Si no lo hiciéreis, o en ello dilación maliciosamente pusiéreis, certificoos que con la ayuda de Dios yo entraré poderosamente contra vosotros y vos haré guerra por todas las partes y manera que yo pudiere, y os sujetaré al yugo y obediencia de la Iglesia et de Su Majestad y tomaré vuestras mujeres y hijos y los haré esclavos, y como tales los venderé, y dispondré de ellos como Su Majestad mandare, y os tomaré vuestros bienes y os haré todos los males y daños que pudiere…
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dimanche 11 août 2019

Alfred Sisley - La prairie (1875)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et graveur anglais Alfred Sisley (1839–1899), figure majeure de l’impressionnisme.
Né en France, il y vécut presque toute sa vie, hormis trois années passées à Londres pour y étudier le commerce à la demande de ses parents. ormé dans l’atelier parisien de Charles Gleyre, il s’y lie d’amitié avec Monet, Renoir et Frédéric Bazille, qui sera tué à vingt-huit ans pendant la guerre franco-prussienne. 

A.S. - Un soir à Moret (1888)
En 1863, les quatre amis se détournent de l’enseignement académique de Gleyre, préférant peindre en plein air, à Fontainebleau, Barbizon ou Marlotte.
Sisley est souvent considéré comme l’impressionniste par excellence. Il a consacré l’essentiel de sa carrière au paysage, délaissant presque entièrement natures mortes et portraits – y compris ceux de ses proches. Lorsque des figures humaines apparaissent, ce sont plutôt des silhouettes discrètes, fondues dans le sujet véritable : le paysage lui-même.
« Toutes les choses respirent et s’épanouissent dans une riche et féconde atmosphère qui distribue et équilibre la lumière, établit l’harmonie. »
 © Veilleur de Nuit – 2019

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dimanche 4 août 2019

I. Suda - Ginza, Chuo-ku, Tokyo (1984)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe japonais Issei Suda (1940-2019), disparu en mars dernier, venu à la photo par le théâtre, en documentant le travail de la troupe d'avant-garde Tenjo Sajiki.
Son travail, nourri par son expérience du théâtre Nô et son attachement aux traditions japonaises, oscille entre photographie documentaire et surréalisme discret.
I.S. - Zangiku blues 5 (1972)

Proche du groupe Kompora – abréviation de "Contemporary photographers" –, il revendique une approche simple et directe pour témoigner du quotidien le plus ordinaire. Pourtant, son noir et blanc très contrasté, ses cadrages précis et son regard singulier transforment souvent ces scènes familières en images étranges.
Il disait chercher des « moments ordinaires au bord de l’anormal ».
Ainsi cette image, prise dans une rue de Tokyo et issue de sa série Human Memory : rien de spectaculaire, une scène banale qui s’ouvre soudain à une lecture plus étrange ; comme si l’objectif avait capté non seulement l’apparence du monde, mais aussi ce qui, en lui, se dérobe.
 © Veilleur de Nuit – 2019
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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...