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| MP1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 21 juillet 2019
dimanche 14 juillet 2019
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| Albert Fié - Le bal du 14 juillet 44 |
Plus de 130 de ses dessins, légendés par lui-même et qui témoignent de la vie quotidienne de son bataillon de maquisards, ont été publiés par les éditions Mémoire de la Drôme sous le titre Scènes de vie, scènes de résistance.
Le marin sur cette gouache fait écho au parcours de Paul Pons, commandant de sa compagnie, qui était officier de la marine marchande.
Le second dessin montre un groupe d'hommes de la compagnie Pons rassemblés le matin du 21 juillet 1944 devant la fontaine de Jaillans, avant de partir prendre position.
Douze d'entre eux ne reviendront pas.
© Veilleur de Nuit – 2019
dimanche 7 juillet 2019
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| L. Hine - Johnnie and the shucking-boss (1911) |
Ils font partie des dix photographies restaurées et colorisées par le colorisateur anglais Tom Marshall, ICI.
Convaincu que l’image pouvait éveiller les consciences, Hine l’utilise très tôt comme un outil de réforme. Formé à la sociologie, il documente avec rigueur les conditions de vie des immigrants à Ellis Island, puis les réalités souvent brutales du monde ouvrier.
Dans les années 1910, son travail pour le National Child Labor Committee le conduit à parcourir le pays pour dénoncer l’exploitation des enfants.
Il photographie, souvent au péril de sa sécurité, les petites mains de l’industrie textile, des mines ou de la pêche. « Il y a un travail qui profite aux enfants, et un travail qui ne profite qu’aux employeurs. » Johnnie, petit écailler de Louisiane, a 9 ans en 1911 ; les jeunes ouvrières du textile, âgées de 5 à 12 ans, ont été photographiées à New York le 26 janvier 1910. Ces images contribuent à faire évoluer la législation sur le travail des enfants.
Mais Lewis Hine ne se limite pas à la dénonciation. Il célèbre aussi la dignité du labeur, notamment dans ses célèbres clichés des ouvriers sur le vertigineux chantier de l’Empire State Building. En soignant la composition et la beauté formelle de ses images, il donne à son témoignage social une puissance accrue.
« Si je pouvais raconter l’histoire en mots, je n’aurais pas besoin de traîner un appareil photo. »
© Veilleur de Nuit – 2019
samedi 6 juillet 2019
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| Meretseger (Nouvel Empire) |
« celle qui aime le silence », l’une sur cette stèle en calcaire conservée au Louvre, l’autre sur cet ostracon conservé au Musée du Caire.
Déesse associée à la forme du cobra, Meretseger est la protectrice de la Vallée des Rois et de la vaste nécropole thébaine, sur la rive occidentale du Nil, face à Louxor.
Son culte se développe au Nouvel Empire, notamment à Deir el-Médineh, le village où vivent les artisans chargés de creuser et de décorer les tombes royales. Pour aller avec, j'ai pensé à ce texte du poète palestinien Mahmoud Darwich (1942-2008), Le grondement du silence.
"J'écoute le silence. Existe-t-il ?
Si, oubliant son nom, nous tendions l'oreille, nous entendrions les voix des âmes errantes dans les airs et les cris de ceux qui ont trouvé le chemin des premières cavernes. Le silence est une voix qui s'est évaporée, cachée dans le vent et brisée en échos conservés dans des jarres cosmiques.
Si nous tendions l'oreille, nous entendrions le heurt de la pomme tombant sur une pierre dans le jardin d'Eden, le cri d'Abel effrayé par le premier sang répandu, le premier gémissement de désir entre un mâle et une femelle désemparés, nous entendrions les méditations de Jonas dans le ventre de la baleine et les négociations secrètes entre les dieux anciens. Si nous tendions l'oreille derrière le voile du silence, nous entendrions les conversations nocturnes entre les prophètes et leurs épouses, les premières cadences de la poésie, la plainte des empereurs qui s'ennuient, le martèlement des sabots des chevaux dans une guerre aux date et lieu inconnus, la musique du rituel sacré de la prostitution, les pleurs de Gilgamesh sur son ami Enkidu, la perplexité du singe après qu'il eut sauté de l'arbre sur le trône de la tribu et les insultes échangées entre Sarah et Hagar.
Si nous tendions l'oreille à la voix du silence, nos paroles se feraient plus rares ! "
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