In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 30 décembre 2018

A. Adams - Half Dome (1940)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés d'Ansel Adams (1902-1984) qui a déjà, en avril 2010, fait l'objet d'une publication dans laquelle j'évoquais le cliché ci-dessous. Pour l'anecdote, trois mois plus tard, le 27 juillet, une série de soixante-cinq plaques photographiques achetées pour 45 dollars dans une brocante californienne lui sont attribuées et estimées à plus de 200 millions (source AFP 28 juillet 2010).
Dans l’histoire de la conservation aux États-Unis, peu de figures ont consacré autant d’énergie qu’Ansel Adams à la défense des paysages naturels et à la diffusion de l’idée de « wilderness », de nature sauvage.

A.A. - Clearing winter storm (1937)
Pour lui, la nature incarnait une expérience spirituelle, presque mystique, qui dépassait la simple contemplation.
Ses photographies ont éveillé chez ses contemporains à la fois émerveillement et conscience de la fragilité des derniers territoires vierges. En associant rigueur esthétique et militantisme, Adams a démontré que la photographie pouvait être à la fois une forme d’expression artistique majeure et un instrument décisif pour la protection de l’environnement. Cet impact, à la fois émotionnel et intellectuel, demeure aujourd’hui l’une des dimensions les plus marquantes de son œuvre et de son héritage.

LC3
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dimanche 23 décembre 2018

Calendrier des bergers - Janvier

Le vide-grenier du dimanche. Deux gravures extraites du Calendrier des bergers, une encyclopédie morale publiée pour la première fois en 1491, « pour enseigner la science des bergers, qui est science de l’âme, du corps, des astres, de la vie et de la mort ».
Considéré comme l’un des fleurons des débuts de l’imprimerie, ce recueil offre une plongée précieuse dans les croyances, les pratiques et les savoirs qui guidaient encore l’homme du Moyen Âge à l’orée de la Renaissance.
Calendrier des bergers

J’en avais déniché, il y a quelques années, une belle réédition grand format à La Machine à lire, la librairie du quartier Saint-Pierre à Bordeaux. Voici, Janvier, le mois de Janus, dieu des portes et des passages.
L’image représente un intérieur cossu : large cheminée de pierre, fenêtre ouvragée, sol dallé qui obéit aux lois de la perspective…
Mais la volaille, elle, est vue du dessus, et la cruche au bord de la table semble prête à basculer. Un mélange de précision et de gaucherie qui fait tout le charme de ces images.
Ainsi allait le Calendrier des bergers : chaque mois mêlait symboles anciens, observations de la vie quotidienne et leçons morales, à la fois livre d’images et miroir de l’existence.

GH4

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dimanche 16 décembre 2018

Isaac Cordal - Cement eclipses, NY (2015)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'artiste espagnol Isaac Cordal (b.1974), présenté ici au mois d'octobre dernier.
D'abord formé à l'Université des beaux-arts de Pontevedra, en Galice d'où il est originaire, il a ensuite étudié au College of Arts de Camberwell, à Londres.

I.C. - Cement eclipses, NY (2015)
Depuis 2013, il installe ses minuscules personnages en béton dans les rues des grandes métropoles pour dénoncer leur inhumanité : ICI. Son travail, à la fois poétique et critique, met en lumière la condition humaine dans les sociétés contemporaines, confrontée à l’isolement, à la surveillance, au stress et à la passivité. Ces micro-mises en scène, photographiées par l’artiste, offrent un regard ironique et lucide sur l’urbanité et les dérives de notre société ; elles font du paysage quotidien un véritable terrain de réflexion sur nos habitudes et nos responsabilités collectives.
Les deux clichés présentés ici ont été réalisés à New York en 2015 et font partie du projet Cement Eclipses, qui a contribué à sa renommée... In the concrete jungle of life, I sculpt moments of reflection to remind us of our collective journey, challenging the monotony of our urban existence.

BH5

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samedi 15 décembre 2018

Louis Soutter - Le Noël du réprouvé (1937)

Une image et des mots. L'image c'est cette encre du suisse Louis Soutter (1871-1942), et les mots pour l'accompagner sont de Fontenelle (1657-1757) :

"Tous les hommes se ressemblent si fort qu'il n'y a point de peuples dont les sottises ne doivent nous faire trembler".

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