![]() |
| JM2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 10 septembre 2017
dimanche 3 septembre 2017
![]() |
| J. F. - Tivoli fashion shop (1973) |
Après l'assassinat de Martin Luther King, elle rejoint en 1968 la Poor People’s Campaign à Washington ; cette immersion donnera naissance à son premier livre, Old News: Resurrection City.
Mais c’est surtout à New York qu’elle construit son œuvre : les flics et les pompiers (Street Cops, Firehouse), les sans-abri, les enfants qui jouent dans les terrains vagues, les marginaux et les laissés-pour-compte.
Toujours au plus près, sans pathos, avec une empathie directe et sans détour.
« Je voulais raconter la vie des gens qu’on ne regarde pas, disait-elle, montrer leur dignité, leur humour, leur courage. »
Ses images, en noir et blanc, mêlent la dureté du quotidien et une vraie chaleur humaine. À une époque où la photographie glisse vers l’expérimentation conceptuelle, Jill Freedman reste fidèle à une idée simple : la photographie comme témoignage, et comme lien.irecte et sans détour.
samedi 2 septembre 2017
![]() |
| Guayasamín - Manos de un mendigo |
Les mots sont encore de Roberto Juarroz, extraits une nouvelle fois de Dixième poésie verticale.
La traduction (je me suis humblement permis une seule petite retouche) est de François-Michel Durazzo.
Hay horas que nos abren las manos
y dan vuelta como a un texto marchito
la lección fatigada que es el mundo.
La iniciativa no nos pertenece.
Las cosas se sueltan o se abren
como si hubiese ondas o corrientes o motivos
que recorren el tiempo y el espacio,
cambian las situaciones,
corrigen las sustancias,
desempolvan texturas
y hasta inventan quizá
nuevos modos del ser,
variaciones o escapes.
Y entre tantos procesos curiosamente ambiguos
no sólo se nos abren las manos
como maniobras fértiles,
sino que a veces también se posa algo sobre ellas,
como si viniera a descansar un instante del abismo.
***
Il est des heures qui nous ouvrent les mains
et retournent comme un texte fané
la leçon fatiguée qu'est le monde.
L'initiative ne nous appartient pas.
Les choses se déprennent ou s'ouvrent
comme s'il y avait des ondes, des courants ou des motifs,
qui parcourent le temps et l'espace,
changent les situations,
corrigent les substances,
dépoussièrent des textures
et peut-être même inventent
de nouvelles manières de l'être,
des variations ou des fuites.
Et parmi tant de processus curieusement ambigus
non seulement nos mains s'ouvrent
comme de fertiles manoeuvres,
mais parfois quelque chose se pose aussi sur elles,
comme pour se reposer un instant de l'abîme.
dimanche 27 août 2017
![]() |
| H. Harpignies - Clair de lune (1889) |
Le vide-grenier du dimanche. l'un des grands paysagistes français du XIXᵉ siècle. Formé à l'École des Beaux-Arts de Paris, il apprend surtout son métier en voyageant, notamment en Italie, où il découvre des paysages qui le marqueront durablement.
Proche de l’école de Barbizon, celui qu'Anatole France surnommait « le Michel-Ange des arbres » restera toute sa vie attentif à la lumière, aux frondaisons et aux ciels, qu'il peint avec une remarquable simplicité.
La première de ces deux œuvres est une huile sur toile. La seconde, une aquarelle conservée au Victoria and Albert Museum de Londres, m'a immédiatement fait penser à l'univers d'un autre nordiste, André Dhôtel : même campagne paisible et familière, discrètement mystérieuse, même façon de faire naître le merveilleux des paysages les plus ordinaires.
Inscription à :
Articles (Atom)
NR1 ICI
-
Jaime Zapata - El encuentro (2007) Une image et des mots. " El Encuentro " est une huile sur toile du peintre équatorien Jaim...
-
Fresque, monastère de Decani (14e) Une image et des mots. L'image, c'est un détail d'une fresque du 14e siècle représentant la ...
-
A. Cecioni - Les brodeuses (1866) Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la ...






