In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 2 janvier 2016

Jean-Gabriel Séruzier - Édith Piaf (1936)
Une image et des mots. De celles que je connais, c'est la photo d'Edith Piaf que je préfère, tirée d'une série de portraits réalisés en 1936 dans un café de Montmartre par le dessinateur, illustrateur, journaliste, et photographe Jean-Gabriel Séruzier (1905-1994).

J'ai refermé mon carnet et suis restée assise dans le café en réfléchissant au temps réel. S'agit-il d'un temps ininterrompu ? Juste le présent ? Nos pensées ne sont-elles rien d'autre que des trains qui passent, sans arrêts, sans épaisseur, fonçant à grande vitesse devant des affiches dont les images se répètent ?
[.....] J'ai regardé dans la rue et remarqué le changement de lumière. Le soleil était peut-être passé derrière un nuage. Peut-être le temps s'était-il enfui ?
Patti Smith, M Train.
TC2

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dimanche 27 décembre 2015

H. Sundblom - Coca-Cola Santa (1920s)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'illustrateur américain d'origine scandinave Haddon Sundblom (1899-1976). Comme le grand illustrateur Howard Terpning, qui sera d’ailleurs son apprenti (voir publication du 4 octobre dernier), il suit l’enseignement de l’American Academy of Art de Chicago.
H. S. - Shaw-Barton pin-up

En s’appuyant sur la représentation de Santa Claus popularisée notamment par Thomas Nast (voir décembre 2014), Sundblom contribue, à partir des années 1930, à fixer l’image que nous connaissons aujourd’hui du Père Noël : un personnage vêtu de rouge, rieur et rondouillard, à l’allure d’un doux grand-père. C’est pour Coca-Cola qu’il le dessinera pendant plus de trente ans, donnant à cette figure une diffusion mondiale. Sundblom fut aussi une influence majeure pour plusieurs grands illustrateurs américains – sur lesquels je reviendrai sans doute –, notamment ceux qui ont contribué à façonner une autre image emblématique de la culture populaire américaine : la pin-up.
JB1
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dimanche 20 décembre 2015

R. Varo - Exploration des sources de l'Orénoque
(1959)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'artiste surréaliste espagnole d'origine catalane Remedios Varo (1908-1963).
Mariée en 1930 au peintre anarchiste Eduardo Lizarraga, elle rencontre en 1936 Benjamin Péret, venu combattre sur le front de Teruel avec les anarchistes de la colonne Durruti

R.Varo - Tailleur pour dames (1957)

Ils entretiendront une liaison pendant une dizaine d’années. À ses côtés, elle rencontre André Breton, Max Ernst, Miró et Leonora Carrington, avec laquelle elle partagera un intérêt profond pour l’occultisme et nouera, au Mexique, une amitié durable. C’est au Mexique, où elle s’est réfugiée avec Benjamin Péret en 1941 après avoir fui la France occupée, qu’elle s’intéresse notamment à la doctrine ésotérique de Gurdjieff et à sa théorie de la « quête transformante ». C’est là aussi qu’elle réalise la plus grande partie d’une œuvre dans laquelle se mêlent surréalisme, mysticisme, science et imaginaire, et que son pays d’adoption classera, pour le centenaire de sa naissance, au rang de trésor national.

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...