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In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 26 septembre 2015
dimanche 20 septembre 2015
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre, dessinateur et graveur américain, Winslow Homer (1836-1910). Il est considéré, au même titre que John Singer Sargent (voir juin 2010 et octobre 2014), comme l'un des plus grands peintres américains du XIXe siècle et une figure majeure du courant réaliste.
Pratiquement autodidacte, formé par sa mère aquarelliste, et après avoir travaillé comme apprenti chez un imprimeur de lithographies de Boston, il place ses premiers dessins au très populaire journal politique Harper's Weekly, pour qui il documentera la guerre de Sécession au sein de l'Armée du Potomac.
Puis c'est la découverte, dans une galerie new-yorkaise, de l'oeuvre du français Pierre Édouard Frère qui va déclencher chez lui une envie enthousiaste de se consacrer assidûment à la peinture. Il décide alors de prendre des cours à l'Académie américaine des beaux-arts auprès d'un peintre français venu en 1855 s'installer à New York, Frederick Rondel, qui sera l'auteur (entre autres) d'une belle Célébration de la Statue de la Liberté (1886). Jusqu'à la fin des années 1870, après un séjour de dix mois à Paris, Winslow Homer va se consacrer principalement à la représentation de la vie rurale et au portrait de la femme américaine du Gilded Age, la Gibson Girl, symbole charmant de cette période de prospérité et d'émancipation qui suivit la fin de la guerre de Sécession jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Il va ensuite documenter la vie quotidienne des Afro-Américains, étant l'un des seuls artistes – avec Eastman Johnson, qui lui aussi fera l'objet d'une publication – à le faire avec sérieux et respect de son sujet. Enfin, après un séjour d'un peu plus d'un an dans la petite ville portuaire de Tynemouth, en Angleterre, il décide de quitter New York pour s'installer à Prouts Neck, un village côtier du Maine où il va complètement se renouveler et se consacrer jusqu'à la fin de ses jours à produire des marines saisissantes de vigueur et d'intensité.
Le grand illustrateur Howard Pyle recommandait à ses élèves l'étude du travail de Winslow Homer.
dimanche 13 septembre 2015
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| D. Godlis - Miami Beach (1974) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain David Godlis (b.1951).
Né à New York, il photographie sa ville depuis les années 70, époque à laquelle il suit et documente l'explosion de la scène punk au CBGB, le club mythique de New York, où il a photographié de nombreux groupes emblématiques de l'époque, comme The Ramones, Patti Smith, et Television.
Mais au-delà de l'iconographie punk, ses images explorent les tensions sociales, le chaos et la vitalité qui régnaient dans la ville à l’époque.
Émule de Robert Frank, de Lee Friedlander et de Garry Winogrand, David Godlis résume son approche en quelques mots :
"I'm a street photographer. I walk around with a camera and I shoot what I see."
Son travail s’inscrit ainsi dans la tradition de la photographie de rue, mais avec une dimension plus intime, presque cinématographique. Sa manière de saisir des moments d’apparence anodine, mais chargés de significations subtiles, permet à Godlis de transformer chaque scène en une narration personnelle. C'est ce qui le distingue : cette capacité à repérer ce qui, dans une situation donnée, peut révéler un sens subtil, qu'il s'agisse du texte d'une affiche ou du titre d’un film sur une enseigne de cinéma. Ce jeu entre l’environnement et l'attitude des personnages donne souvent lieu à une réflexion à la fois humoristique et poétique sur la condition humaine, à l’image de cette photo d’une femme qui se détend au pied de l’ombre d’un palmier.
dimanche 6 septembre 2015
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| V. Polenov - Femme en forêt (1883) |
Figure majeure du mouvement réaliste, il est aussi l'autre grande influence – avec Vassili Perov – d'Abram Arkhipov, présenté ici en avril 2014.
Contrairement à son élève, Polenov naît dans une famille aisée d'aristocrates, pétrie de valeurs humanistes et férue d'art et de sciences. Son grand-père, juriste, qui milite pour l'abolition du servage et l'alphabétisation du peuple, publie un essai proclamant que "de bonnes moeurs valent mieux que de bonnes lois".
Adhérent du mouvement des Itinérants (ou Ambulants), il est aussi de ceux qui fréquentent Abramtsevo, la colonie artistique voulue par le mécène Savva Mamontov, déjà évoqué dans la publication du 10 février 2013 consacrée à Valentin Serov.
Son tableau Le Christ et la pécheresse est un modèle en termes de volonté de réalisme. Après quelques années d'esquisses et d'études, il entreprend en 1881 un voyage au Proche-Orient et Moyen-Orient, de Constantinople à la Palestine, pour y observer l'architecture et l'environnement, ainsi que la physionomie et les moeurs des habitants.
Contrairement à son élève, Polenov naît dans une famille aisée d'aristocrates, pétrie de valeurs humanistes et férue d'art et de sciences. Son grand-père, juriste, qui milite pour l'abolition du servage et l'alphabétisation du peuple, publie un essai proclamant que "de bonnes moeurs valent mieux que de bonnes lois".
Adhérent du mouvement des Itinérants (ou Ambulants), il est aussi de ceux qui fréquentent Abramtsevo, la colonie artistique voulue par le mécène Savva Mamontov, déjà évoqué dans la publication du 10 février 2013 consacrée à Valentin Serov.
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| V.P. - Le Christ et la pécheresse (1888) |
Son tableau Le Christ et la pécheresse est un modèle en termes de volonté de réalisme. Après quelques années d'esquisses et d'études, il entreprend en 1881 un voyage au Proche-Orient et Moyen-Orient, de Constantinople à la Palestine, pour y observer l'architecture et l'environnement, ainsi que la physionomie et les moeurs des habitants.
De retour à Moscou il se rend compte que si les informations dont il dispose sur l'architecture sont suffisantes, ce n'est pas le cas concernant la physionomie orientale. Il repart alors, à Rome cette fois où il reste un an, et y travaille sur la physionomie de la communauté juive italienne.
Son Christ, écrit le journaliste Vladimir Kortolenko "est un homme, vraiment un homme, fort, musclé, avec la peau tannée d'un prédicateur oriental toujours sur la route." C'est un chef-d'oeuvre.
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