| EM1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 1 mars 2015
samedi 28 février 2015
![]() |
| Gennady Blohin |
"Commencer à vivre soi-même importe plus que de naître.
Il est possible de voir dans l'absence de foi
une attention égale à toute chose.
D'ailleurs j'ai mis une petite annonce :
vends maison où je ne veux plus vivre."
À noter que ce dernier vers a été choisi par Bohumil Hrabal pour titre d'un beau recueil de récits publié en 1965.
dimanche 22 février 2015
![]() |
| R.W. - Vieilles maisons à Lindau (1928) |
À son retour, il s’installe à Berlin, où sa peinture est d’abord marquée par l’expressionnisme, avant de s’en éloigner progressivement.
![]() |
| R.W. - Paysage d'hiver (1934) |
J’ai choisi ici deux paysages. Wacker a beaucoup peint Lindau, dont il a réalisé plus de trente vues.
J’aime ici l’atmosphère et les couleurs, et ces deux silhouettes que l’on distingue à la fenêtre du premier étage de l’une des maisons.
Les figures humaines sont rares dans les tableaux de Wacker que je connais, et cette présence discrète m'a intrigué.
Dans le second tableau nous ne sommes plus à Lindau mais à Bregenz, dans l'atelier de Wacker, dans la villa familiale de la Römerstraße. C’est l’hiver, la neige recouvre les rues et les toits, et tout est désert. Aucune fumée ne sort des cheminées. Là encore j’aime les couleurs, mais aussi la composition, cette manière de faire entrer le regard dans un paysage qui semble tout proche et étrangement silencieux.
Deux villes du Bodensee, deux scènes ordinaires, deux regards sur des espaces habités mais comme désertés. Rien ne s’y passe de particulier, mais chez Wacker, il suffit parfois de presque rien – une silhouette, l’absence de fumée – pour que le monde familier commence à paraître légèrement étrange.
dimanche 15 février 2015
![]() |
| W.S. - Sunday morning, Oldham (1946) |
Né à Vienne, il émigre en Angleterre dans les années 1930 pour fuir le nazisme. Il s’installe à Londres en 1935, à l’âge de 23 ans, et commence une carrière de photographe pour la presse, notamment pour Weekly Illustrated. Il y photographie la vie quotidienne avec un regard attentif, sans mise en scène.
« Je n’ai jamais “arrangé” mes photos, j’ai toujours été un observateur. »
Ses images, souvent construites sur des angles inattendus et des cadrages originaux, rappellent parfois Brassaï ou Cartier-Bresson.
« Je voulais montrer le monde tel qu’il est, mais sans cynisme, sans brutalité. » J’aime beaucoup sa démarche, et ce qu’elle produit ; en particulier ses photographies de Londres, parmi lesquelles j’ai eu bien du mal à faire un choix aujourd'hui. J’aime aussi ses photographies animalières – son premier rêve était de devenir zoologiste –, alors que c’est un genre auquel je suis peu sensible malgré mon amour de la nature et des animaux (je consacrerai peut-être un jour une chronique à tenter de m’expliquer sur ce paradoxe).
À signaler un très beau livre récemment publié chez Synema : Wolf Suschitzky – Seven Decades of Photography (2014).
Inscription à :
Articles (Atom)
BE2 ICI
-
Jaime Zapata - El encuentro (2007) Une image et des mots. " El Encuentro " est une huile sur toile du peintre équatorien Jaim...
-
A. Cecioni - Les brodeuses (1866) La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la région...

.jpg)
.jpg)

.jpg)
