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| WN3 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 14 septembre 2014
dimanche 7 septembre 2014
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| G.de Nittis - Passa il treno (c.1878) |
Proche des impressionnistes sans jamais se confondre avec eux, il développe un art très personnel, où la douceur des lumières s'accompagne souvent d'une grande liberté de composition qui me plaît beaucoup : du sujet du premier tableau on ne voit que le panache ; et le second nous donne à voir une longue route qui s'étire au loin dans un paysage imprécis, depuis un attelage dont on ne voit que les encolures...
Le vent du paradis, dit un proverbe arabe, souffle entre les oreilles des chevaux.
samedi 6 septembre 2014
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| Jungjin Lee - Everglades 17 (2014) |
"L'utopie, c'est le plus joli moment pathologique d'une société normale qui aspire au bonheur.
Le malheur, c'est que, n'éprouvant pas les mêmes désirs, nous n'inventons pas les mêmes utopies. Celles des autres nous agressent. Heureusement, la guerre peut nous en préserver et faire triompher notre utopie, la bonne. Ainsi sont justifiés les casse-gueules, au début.
L'homme, par son cerveau qui décontextualise les informations et la parole qui lui permet d'habiter dans le monde de l'imperçu, devint le champion interespèces du leurre qui s'éloigne et se dématérialise pour notre plus grand plaisir et notre plus grande souffrance, car bonheur et malheur s'accouplent pour engendrer l'histoire."
L'homme, par son cerveau qui décontextualise les informations et la parole qui lui permet d'habiter dans le monde de l'imperçu, devint le champion interespèces du leurre qui s'éloigne et se dématérialise pour notre plus grand plaisir et notre plus grande souffrance, car bonheur et malheur s'accouplent pour engendrer l'histoire."
dimanche 31 août 2014
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| Will Barnet - Woman by the sea (1973) |
Ses compositions mettent en scène des figures humaines stylisées, souvent féminines, posées dans des espaces calmes et ordonnés, presque méditatifs et empreints, il me semble, d'une forme de douceur.
Ci-contre, la silhouette élégante d’une femme devant la mer offre les seules courbes d’une composition bâtie sur des bandes horizontales et des lignes verticales. Et c’est cette harmonie épurée qui, aux côtés de celle qui contemple la mer, nous invite à notre tour à la même rêverie : celle qui nous saisit, comme l’écrivait Bachelard dans sa Poétique de la rêverie (1960), devant la grande beauté du monde.
"Ainsi nous nous trouvons bientôt sur la pente des souvenirs; insensiblement nous sommes ramenés à des rêveries anciennes, si anciennes soudain que nous ne pensons plus à les dater. Une lueur d'éternité descend sur la beauté du monde."
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