In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 18 juin 2023

W.H.M. - Don't tell

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre anglais William Henry Margetson (1861-1940). Mon tableau préféré, je l'ai déjà publié pour illustrer un "Une image et des mots", en novembre 2009. Formé à la South Kensington School of Art et à la Royal Academy de Londres, Margetson s’inscrit dans la tradition figurative britannique de la fin du XIXᵉ siècle, proche par certains aspects de la sensibilité préraphaélite et de l'École de Newlyn.
W.H.M. - Woman by the sea

Il s’est illustré dans le portrait et la scène figurative, mais reste surtout connu pour ses représentations romantiques de figures féminines, dont il exalte la beauté et la grâce dans des atmosphères délicates et rêveuses.
Peintre, mais aussi illustrateur pour de nombreux livres et magazines, il compose un univers où la figure féminine devient un prétexte à explorer la poésie du quotidien, entre le romantisme finissant du XIXᵉ siècle et les premières influences de l’Art nouveau.

dimanche 31 août 2014

Will Barnet - Woman by the sea (1973)
Le vide-grenier du dimanche. Deux toiles de l'américain Will Barnet (1911-2012). Formé à la School of the Museum of Fine Arts de Boston, puis à l'Art Students League de New York, il a exploré divers courants artistiques, du réalisme social à l'abstraction, avant de trouver sa propre voie, à contre-courant des tendances abstraites dominantes à son époque : un style figuratif, épuré, tendu entre silence et rigueur géométrique.
Ses compositions mettent en scène des figures humaines stylisées, souvent féminines, posées dans des espaces calmes et ordonnés, presque méditatifs et empreints, il me semble, d'une forme de douceur.
W.B. - Reclining woman (1982)

Ci-contre, la silhouette élégante d’une femme devant la mer offre les seules courbes d’une composition bâtie sur des bandes horizontales et des lignes verticales. Et c’est cette harmonie épurée qui, aux côtés de celle qui contemple la mer, nous invite à notre tour à la même rêverie : celle qui nous saisit, comme l’écrivait Bachelard dans sa Poétique de la rêverie (1960), devant la grande beauté du monde.
"Ainsi nous nous trouvons bientôt sur la pente des souvenirs; insensiblement nous sommes ramenés à des rêveries anciennes, si anciennes soudain que nous ne pensons plus à les dater. Une lueur d'éternité descend sur la beauté du monde."

SA1 ICI