In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

samedi 5 septembre 2009

Balarâma et Krishna

Une image et des mots. Mélange d'or et d'huile sur toile pour cette très belle représentation bengali de Balarâma et Krishna, datant de la fin du 19e siècle. On voit les deux frères étroitement liés, nés chacun d'un cheveu de Vishnu, qui gardent leur troupeau sur les berges de la rivière Yamuna, affluent sacré du Gange.

Pour aller avec cette image, voici la conclusion d'une nouvelle de Maupassant, La chevelure (1884).

- "Mais.... cette chevelure.... existe-t-elle réellement ?"
Le médecin se leva, ouvrit une armoire pleine de fioles et d'instruments, et il me jeta, à travers son cabinet, une longue fusée de cheveux blonds qui vola vers moi comme un oiseau d'or. Je frémis en sentant sur mes mains son toucher caressant et léger. [.....]
Le médecin reprit en haussant les épaules :
- "L'esprit de l'homme est capable de tout."

SS1

ICI

dimanche 30 août 2009

Albert Goodwin - Hastings (1907)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du très prolifique peintre anglais Albert Goodwin (1845-1932), maître de l’aquarelle, fortement influencé par Turner dont il se revendiquait l’héritier, ainsi que par les préraphaélites.
Formé auprès de deux d’entre eux, Arthur Hughes et Ford Madox Brown, il est également en relation avec John Ruskin à partir des années 1870. Il développe ainsi un regard profondément tourné vers la lumière, la nature et un romantisme de la perception, souvent teinté de mélancolie.

A.G. - Westminster sunset (1900)

Très tôt, Ford Madox Brown aurait vu en lui un futur grand paysagiste, écrivant en 1864 qu’il deviendrait « one of the greatest landscape painters of the age ». Goodwin s’impose en effet, après la disparition de Turner, comme l’un des représentants importants de la peinture de paysage anglaise.
En 1888, il note dans son journal : « Beauty – the beauty that is in the landscape – is a sealed book to many; hence in a degree the landscape painter may magnify his calling, for is he not one who is helping to open the eyes of the blind? »
PF9
ICI

dimanche 23 août 2009

H. Gruyaert - Tokyo (1996)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe belge Harry Gruyaert (b.1941). 
À l’instar de photographes américains comme William Eggleston, Saul Leiter ou Joel Meyerowitz, Harry Gruyaert s’impose dès les années 1970 comme l’un des pionniers de la photographie couleur. « La couleur, c’est un moyen de sculpter ce que je vois. C’est même l’émotion de la photographie. ».
H. Gruyaert - Ostende (1988)

Influencé dans sa jeunesse par Richard Avedon et Irving Penn, il part à vingt ans pour Paris afin de s’essayer à la photographie de mode. Mais un voyage au Maroc modifie profondément son regard.
Il y découvre une lumière et une intensité chromatique qui vont durablement marquer son travail ; il dira y avoir vu « le Moyen Âge et Brueghel à la fois ».
Dès lors, voyager lui devient indispensable. Le premier cliché, Shinjuku Coffee Shop, appartient à une série réalisée en 1996 dans le quartier tokyoïte de Shinjuku ; le second est issu de la série Rivages. Harry Gruyaert est membre de l'agence Magnum depuis 1981.

FC3

ICI

samedi 22 août 2009

Une image et des mots.
Manuscrit de Voynich
Gignoske kairòn. 
Car au fond, écrit Rilke, pour les choses les plus profondes et les plus importantes, nous sommes inqualifiablement seuls.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...