In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 19 août 2018

A.G. - London flower girl (1892)
La veillée du dimanche. Deux nouvelles œuvres du peintre et aquarelliste anglais Albert Goodwin (1845-1932), déjà présenté ici en août 2009. L’influence de J.M.W. Turner est évidente dans son travail – The Shrimper, où la silhouette du pêcheur se fond presque dans l’eau, Venice, ou encore Westminster Sunset, que j’avais évoquée lors de la première publication – tout comme celle des préraphaélites, dont il partage le goût du détail et de la lumière.
A.G. - Winchelsea, East Sussex

Pour cette seconde sélection, j’ai choisi deux toiles bien différentes, et pas seulement pour des raisons esthétiques, même si leur beauté m’a évidemment séduit.
La première me fait penser à My Fair Lady de George Cukor (1964), adaptation de la pièce de George Bernard Shaw. Le film raconte l’histoire d’Eliza Doolittle, petite marchande de fleurs à Covent Garden, jouée par Audrey Hepburn, dont les robes avaient été conçues par Cecil Beaton. Je retrouve dans cette aquarelle quelque chose de cette grâce légère et délicate.
Le second tableau me rappelle The Compleat Angler du bon Izaak Walton, que j'ai la chance de posséder dans une belle édition. On peut y lire cette phrase que j'aime beaucoup : « The rivers and their inhabitants were made for wise men to contemplate, and for fools to pass by without consideration. » Il me semble qu'Albert Goodwin aurait pu la faire sienne.
 © Veilleur de Nuit – 2018

dimanche 30 août 2009

Albert Goodwin - Hastings (1907)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du très prolifique peintre anglais Albert Goodwin (1845-1932), maître de l’aquarelle, fortement influencé par Turner, dont il se revendiquait l’héritier, ainsi que par les préraphaélites.
Formé auprès de deux d’entre eux, Arthur Hughes et Ford Madox Brown, il est également en relation avec John Ruskin à partir des années 1870. Il développe ainsi un regard profondément tourné vers la lumière, la nature et une vision romantique du paysage, souvent teintée de mélancolie.

A.G. - Westminster sunset (1900)
Très tôt, Ford Madox Brown voit en lui un futur grand paysagiste et écrit en 1864 qu’il deviendra « one of the greatest landscape painters of the age ». Goodwin s’impose, dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, comme l’un des représentants importants de la peinture de paysage anglaise.
En 1888, il note dans son journal : « Beauty – the beauty that is in the landscape – is a sealed book to many; hence in a degree the landscape painter may magnify his calling, for is he not one who is helping to open the eyes of the blind? »

FM1 ICI