In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 21 mars 2009

A. Vakhrameïev - Tatiana Trofimova (1915)
Une image et des mots. D' Alexandre Vakhrameïev (1874-1926), un beau portrait de Tatiana Trofimova absorbée dans une profonde rêverie - une "rêvasserie" dirait Théophile Gautier (Mademoiselle de Maupin).
Les mots sont extraits du roman de Julien Gracq, Le rivage des Syrtes (1951).

"Il y a dans notre vie des matins privilégiés où l'avertissement nous parvient, où dès l'éveil résonne pour nous, à travers une flânerie désoeuvrée qui se prolonge, une note plus grave, comme on s'attarde, le coeur brouillé, à manier un à un les objets familiers de sa chambre à l'instant d'un grand départ. Quelque chose comme une alerte lointaine se glisse jusqu'à nous dans ce vide clair du matin plus rempli de présages que les songes..."
SP1

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dimanche 15 mars 2009

H.Feinstein - Storefront, NYC (1951)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Harold Feinstein (1931-2015). Très tôt attiré par la photographie, il devient à dix-sept ans le plus jeune membre de la Photo League, collectif new-yorkais de photographes engagés socialement, proche de certains mouvements ouvriers et progressistes européens de l’entre-deux-guerres.
Le grand photographe W. Eugene Smith, profondément attaché à la valeur documentaire et humaine de la photographie, voyait en Feinstein l’un des rares capables de révéler avec autant de force et d’honnêteté la poésie de l’ordinaire.

H.F. - Girl with horse (1950)
J’aime beaucoup la photo de cette petite fille qui, le sourcil froncé et les bras ramenés sur la poitrine, semble se méfier de ce colosse. Peut-être éprouve-t-elle la même réserve que Churchill envers les chevaux, lui qui les disait « dangereux aux deux bouts et inconfortables au milieu ».

BE1
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samedi 14 mars 2009

AB1
L'éternel mystère de la poésie et des émotions qu'elle suscite : ICI

Bashung en 2003
(ph. Richard Bellia)

dimanche 8 mars 2009


John Topham - Simone Segouin (1944)
Le vide-grenier du dimanche. En cette Journée internationale des femmes, voici les portraits de deux jeunes françaises, deux clichés pris par deux photographes différents sur qui sans doute je reviendrai. 
D’abord Simone Segouin, résistante, photographiée par John Topham lors de la Libération de Paris, le 19 août 1944 ; elle a dix-huit ans.
J.G. - Marina Ginesta (1936)

Puis Marina Ginestà, combattante antifasciste, photographiée en 1936 par Juan Guzmán sur le toit de l’hôtel Colón, à Barcelone, pendant la guerre d’Espagne ; elle a dix-sept ans.
Merci à ces deux jeunes femmes dont l’exemple traverse le temps. « Chaque homme devient meilleur quand il est capable d’admirer sincèrement ce qui est bien », écrivait Stefan Zweig. Il y a dans ces deux visages quelque chose qui force le respect : une jeunesse à laquelle l’Histoire a demandé très tôt davantage que du courage.
TR1

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...