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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 7 février 2009
dimanche 1 février 2009
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| J. Mankes - Garçon lisant (1911) |
Autodidacte, il commence à peindre très jeune et développe un style très personnel, intérieur, fait d’atmosphères calmes où affleurent les influences de Rembrandt et de Millet.
« L’art est la manifestation de la vie spirituelle », écrit-il en 1913. Son geste est d’une retenue presque ascétique, et les limites qu’il impose à sa palette confèrent à ses œuvres une douceur mate, voilée, parfois mélancolique.
Son pinceau est d’une retenue presque ascétique, et les limites qu’il impose à sa palette confèrent à ses toiles une douceur mate, voilée, parfois mélancolique.
Dans une lettre à son père, il écrit : « Je veux exprimer le calme, la paix, la pureté. Rien de plus. Mais ce n’est pas si simple. » On dirait que le silence habite ses compositions.
Son compatriote Willem Sandberg, historien de l’art et directeur du Stedelijk Museum d’Amsterdam de 1945 à 1962, parlait de la beauté à la fois lyrique et sereine de sa peinture.
Jan Mankes est mort à trente ans de la tuberculose.
dimanche 25 janvier 2009
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| J.D. - Listening to the birds (1885) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de John E. Dumont (1856-1944), photographe pictorialiste américain actif à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. À une époque où la photographie cherchait encore à être reconnue comme un art à part entière, Dumont développe une approche influencée par la peinture et l’estampe : cadrages soignés, lumières travaillées, atmosphères parfois presque irréelles. Il appartient à cette génération de photographes pour qui l’appareil ne devait pas seulement enregistrer le monde, mais aussi le réinterpréter.
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| J.D. - Gossip by the wayside (1893) |
Aujourd’hui assez oublié, Dumont exposa pourtant régulièrement aux États-Unis et en Europe jusqu’au début du XXᵉ siècle. Son travail, à la fois naturaliste et marqué par l’idéalisme pictorialiste, lui valut d’être rapproché du Britannique Henry Peach Robinson, auquel je consacrerai d’ailleurs une prochaine publication.
samedi 24 janvier 2009
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| A. Rassenfosse - Femme à la toilette (1911) |
Les mots sont du philosophe André Comte-Sponville.
La pureté n'est pas une chose, ni même une propriété du réel : elle est une certaine modalité de l'amour... Une vertu ? Sans doute, ou ce qui permet à l'amour d'en être une, et de tenir lieu de toutes. Il y a pureté à chaque fois que l'amour cesse d'être "mélangé d'intérêt" (Spinoza, Éthique), ou plutôt (puisque la pureté n'est jamais absolue) dans la mesure seulement où l'amour fait preuve de désintéressement : on peut aimer purement le vrai, la justice ou la beauté, et aussi, pourquoi pas, cet homme ou cette femme qui est là, qui se donne, et dont l'existence suffit à me combler.[....]
Il arrive que l'amour, le plaisir ou la joie nous libèrent quelque peu de nous-même, de notre avidité, de notre égoïsme, il se peut même que l'amour purifie l'amour, jusqu'à ce point peut-être où le sujet se perd et se sauve, quand il n'y a plus que la joie, quand il n'y a plus que l'amour, quand il n'y a plus que tout, et la pureté de tout.
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