In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 15 mai 2011

T. Nishimura - du triptyque Ultimate (1970)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Tamiko Nishimura (b.1948), figure discrète mais importante de la photographie japonaise des années 1970.Formée à l’université des beaux-arts de Tokyo, elle travaille quelque temps auprès de Daidō Moriyama et appartient à cette génération de photographes japonais qui, après la guerre, cherchent à s’éloigner des formes traditionnelles du documentaire. Nishimura photographie les rues, les voyages, les visages croisés, les gestes ordinaires.

T. N. - Shibetsu, Hokkaido (c.1970)
Son noir et blanc, souvent granuleux, traversé de flous et de contrastes violents, restitue moins ce que l’on voit qu’une impression fugitive.
Ses photographies donnent parfois le sentiment d’un monde un peu instable, où l’on ne sait pas toujours exactement ce que l’on regarde.
« La photographie est une forme d'art qui peut transcender les limites de la réalité. Je veux utiliser cette puissance pour capturer l'essence de la vie et la beauté du monde qui nous entoure. Je photographie pour faire connaître le monde que je ne vois pas. Et j'essaie de le rendre visible.»
La première photographie, Tōhoku, Aomori (1970), est l’une des trois que Nishimura préfère parmi toutes celles qu’elle a prises. Elle est aussi, à mes yeux, particulièrement troublante.
Cette main qui paraît flotter devant le visage, sans appartenir tout à fait au même espace, est-elle celle de la jeune femme qui, dos au vent, tente de ramener ses cheveux ? Toute l’image tient dans cette étrange incertitude.

B. Bourel - Flirt with me (1994) La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe français Bruno Bourel (b.1957), installé à Budapest de...