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| T. Nishimura - du triptyque Ultimate (1971) |
Nishimura photographie les rues, les voyages, les visages croisés, les gestes ordinaires.
Son noir et blanc, souvent granuleux et traversé de flous ou de contrastes violents, ne cherche pas tant à décrire le réel qu’à restituer une sensation, une présence fugitive. Chez elle, les images semblent parfois vaciller, comme si le regard hésitait entre le souvenir, le rêve et la perception immédiate.
La photographie est une forme d'art qui peut transcender les limites de la réalité. Je veux utiliser cette puissance pour capturer l'essence de la vie et la beauté du monde qui nous entoure. Je photographie pour faire connaître le monde que je ne vois pas. Et j'essaie de le rendre visible.
La première photographie, très belle, est aussi troublante. Cette main qui paraît flotter devant le visage, sans appartenir tout à fait au même espace, est-ce bien celle de la jeune femme qui dos au vent tente de ramener ses cheveux ? Toute l’image tient dans cette étrange incertitude.

