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| Don Jacot - Rush hour (2009) |
Dans les années 1990, son regard se resserre sur les vitrines.
Il compose ses propres agencements d’objets – réveils, cafetières chromées, robots de tôle, caméras anciennes –, qu’il associe pour recomposer un monde à la fois dense et familier.
Il n’hésite pas à modifier la réalité, à ajouter ou déplacer certains éléments pour faire jouer entre eux les couleurs, les surfaces et les formes.
« Je combinai des choses de différentes époques, des objets ayant des fonctions semblables ou une valeur nostalgique, fantaisiste ou symbolique, afin de refléter la culture autour de moi. »
Aujourd’hui, Jacot revient au paysage urbain, mais en plongeant dans la mémoire.
À partir de photographies anciennes, il recompose Broadway ou Times Square dans les années 1930 et 1940. Chez lui, le photoréalisme n’est pas tant une fin en soi qu’un moyen de faire revivre un monde presque disparu, avec ce mélange rare de minutie technique et de poésie.

