In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 3 mai 2020

LS Lowry - Returning from work (1929)
La veillée du dimanche. Au surlendemain de la Fête du Travail, deux œuvres de Laurence Stephen Lowry (1887-1976), figure majeure de la Northern School of painting et chroniqueur inlassable de l'Angleterre industrielle : usines, cheminées, rues ouvrières et foules de "matchstick men" courbés sous le fardeau de la peine et du temps – "pareils à des insectes", selon les mots d'un journaliste du Times en 1936 – composent un univers immédiatement reconnaissable.
L.S. Lowry - The mill, Pendlebury
(1943)

À une jeune femme qui lui demandait pourquoi il peignait ses personnages de cette manière, il répondit simplement : 
« Because I can't do them any other way. » 
Lowry connaît intimement ce monde. Il grandit à Pendlebury, dans l'environnement maussade et insalubre d'une banlieue ouvrière de Manchester soumise à l'industrie du charbon et qu'il va s'attacher à peindre inlassablement, avec ses fumées grises et son flot de prolos voûtés. « I have a one-track mind, disait-il, I only deal with poverty. »
Il quitte l'école à 16 ans, et va travailler la plus grande partie de sa vie comme collecteur de loyers, en restant vieux garçon au domicile de ses parents, et en exprimant dans des tableaux grouillant de personnages sa propre solitude.
« I am a simple man, and I use simple materials, [.....].. a Sunday painter who paints every day of the week. » 
En 1968, il décline l'anoblissement et le titre de chevalier qui lui est offert, déclarant au premier ministre Harold Wilson : « All my life I've felt most strongly against social distinction of any kind. »
Le tableau ci-contre, The mill, a refait surface récemment après avoir été longtemps "oublié" dans le secret d'une collection particulière.

dimanche 23 février 2014

H.R. - Rainy day in Hyde
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Harry Rutherford (1903-1985), associé à la Northern School, ce courant de peinture du nord-ouest de l’Angleterre auquel appartient également L.S. Lowry et qui accompagne, à sa manière, les profondes transformations de cette région industrielle.
H.R. - Sunday afternoon (1926)

Natif de Denton, dans le Grand Manchester, il étudie à la Hyde School of Art, puis à la Manchester School of Art où il a pour professeur, comme Lowry, le peintre impressionniste français Pierre Adolphe Valette.
En 1925, il rejoint les classes d’art de Walter Sickert, qui le considère comme son héritier et dont il restera le disciple toute sa vie. Rutherford peint le Nord qu’il connaît : les rues, les maisons, les usines, les cafés, les terrains vagues, mais aussi les gens qui y vivent. Pas de grands événements, juste ce qui se passe sous nos yeux tous les jours.

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...