In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est ls lowry. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ls lowry. Afficher tous les articles

dimanche 18 décembre 2022

L.L. - The old house, Grove Street, Salford
(1948)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Laurence Stephen Lowry (1887-1976), déjà présenté ici en mai 2020, et qui fut l'élève, à la Manchester School of Art, du peintre impressionniste français Adolphe Valette.

LL.- The football match (1949)
« I'm fed up with painting », disait-il en 1966, à l'âge de 79 ans. « J'en ai marre de peindre. » 

Et plus loin : « J'aurais dû m'arrêter en 1948, mais on ne m'a pas laissé faire. On me demandait davantage de tableaux. Je n'ai jamais recherché ce qu'on appelle le succès ; il n'y a pas d'argent avec la peinture, le percepteur prend tout. » Une remarque dont l'ironie n'aura sans doute pas échappé à l'histoire de l'art : The Football Match a été adjugé aux enchères pour 5,6 millions de livres sterling en 2011.

dimanche 23 janvier 2022

A. Delaney - The road into town

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre anglais Arthur Delaney (1927-1987), connu pour ses évocations sensibles de la vie industrielle du nord de l’Angleterre, et plus particulièrement des paysages urbains de Manchester au début du XXᵉ siècle.
Influencé par l’œuvre de son compatriote et aîné L.S. Lowry (voir déc. 2015 et mai 2020), Delaney reprend la silhouette familière des “matchstick men” dans des scènes où la rudesse du monde ouvrier se teinte d’un charme nostalgique.
A.D. - City under snow

Ses toiles, peuplées de tramways, de passants affairés et de cheminées d’usine sous un ciel de fumée, restituent le Manchester de son enfance – celui des années 1930 – avec une chaleur qui en atténue l’austérité. J’aime chez Delaney cette façon de regarder un monde disparu sans l’idéaliser. Derrière la fumée des usines et les rues noircies, il laisse toujours une place aux hommes, à leur dignité tranquille et à la mémoire d’une ville qui fut longtemps l’un des cœurs industriels de l’Angleterre.

dimanche 3 mai 2020

LS Lowry - Returning from work (1929)
Le vide-grenier du dimanche. Au surlendemain de la Fête du Travail, deux oeuvres de Laurence Stephen Lowry (1887-1976), figure majeure de la Northern School of painting et chroniqueur inlassable de l'Angleterre industrielle : usines, cheminées, rues ouvrières et foules de "matchstick men" courbés sous le fardeau de la peine et du temps – "pareils à des insectes", selon les mots d'un journaliste du Times en 1936 – composent un univers immédiatement reconnaissable.
L.S. Lowry - The mill, Pendlebury
(1943)

À une jeune femme qui lui demandait pourquoi il peignait ses personnages de cette manière, il répondit simplement : 
« Because I can't do them any other way. » 
Lowry connaît intimement ce monde. Il grandit à Pendlebury, dans l'environnement maussade et insalubre d'une banlieue ouvrière de Manchester soumise à l'industrie du charbon et qu'il va s'attacher à peindre inlassablement, avec ses fumées grises et son flot de prolos voûtés. « I have a one-track mind, disait-il, I only deal with poverty. »
Il quitte l'école à 16 ans, et va travailler la plus grande partie de sa vie comme collecteur de loyers, en restant vieux garçon au domicile de ses parents, et en exprimant dans des tableaux grouillant de personnages sa propre solitude.
« I am a simple man, and I use simple materials, [.....].. a Sunday painter who paints every day of the week. » 
En 1968, il décline l'anoblissement et le titre de chevalier qui lui est offert, déclarant au premier ministre Harold Wilson : « All my life I've felt most strongly against social distinction of any kind. »
Le tableau ci-contre, The mill, a refait surface récemment après avoir été longtemps "oublié" dans le secret d'une collection particulière.

NR1 ICI