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| Paul-Élie Ranson - La chambre bleue (1891) |
Né à Limoges, il se forme d’abord à l’École des Beaux-Arts appliqués de sa ville, puis poursuit son apprentissage à Paris, à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, avant d’intégrer l’Académie Julian. En 1888, il participe à la fondation du groupe des Nabis aux côtés de Sérusier, Bonnard ou Vuillard.
On le surnomme alors « le Nabi plus japonard que le Nabi japonard », en référence à son goût prononcé pour les arts décoratifs japonais, partagé avec Pierre Bonnard (c'est lui, « le Nabi japonard »).
Il se distingue rapidement comme le plus curieux du groupe, passionné par la théosophie, la mythologie et l'occultisme... Sa peinture porte la marque de l'exhortation faite par Paul Gauguin à Paul Sérusier, lors d'une rencontre à Pont-Aven en 1888, à renoncer à vouloir imiter la réalité, à ne pas tenir compte des couleurs originales pour les exagérer ou leur substituer des couleurs plus pures et plus vives, à « abolir l'inutile complication des formes et des tons ».
(Gauguin et l'école de Pont-Aven, de W.Jaworska, 1971).

