In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 8 juin 2014

Paul-Élie Ranson - La chambre bleue (1891)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et graveur français Paul-Élie Ranson (1861-1909), figure singulière du groupe des Nabis, où il occupe une place à la fois discrète et très originale.
Né à Limoges, il se forme d’abord à l’École des Beaux-Arts appliqués de sa ville, puis poursuit son apprentissage à Paris, à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, avant d’intégrer l’Académie Julian. En 1888, il participe à la fondation du groupe des Nabis aux côtés de Sérusier, Bonnard ou Vuillard.

P-E. Ranson
Quatre femmes à la fontaine (1895)
On le surnomme alors « le Nabi plus japonard que le Nabi japonard », en référence à son goût prononcé pour les arts décoratifs japonais, partagé avec Pierre Bonnard, « le Nabi japonard ».
Il se distingue rapidement par sa curiosité, notamment pour la théosophie, la mythologie et l’occultisme.
Sa peinture porte aussi la marque des idées de Gauguin, qui, à Pont-Aven en 1888, encourage Paul Sérusier à ne plus chercher à imiter fidèlement la réalité, mais à simplifier les formes et à libérer la couleur.
Ranson s’inscrit pleinement dans cette nouvelle manière de regarder et de peindre, où la couleur et la forme peuvent s’affranchir du réel pour créer leur propre monde.

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