In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 7 septembre 2008

P.J. - Le charmeur de serpents (1887)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Paja Jovanovic (1859-1957), figure majeure - avec Uros Predic - du réalisme et de la peinture académique serbe.
Formé à l'Académie des beaux-arts de Vienne, il est marqué par le réalisme européen autant que par l'orientalisme, ce mouvement en vogue au XIXe siècle qui idéalisait et exotisait les scènes d'un Orient fantasmé.

P.J. - La proposition
C’est un genre qui me laisse partagé. Son goût du décor, parfois appuyé, peut sembler daté, voire un peu facile. Mais il suffit de s’y arrêter pour que quelque chose opère malgré tout : un imaginaire du lointain, des scènes qui évoquent un monde encore peu accessible, avant que le voyage ne devienne tourisme. Ces toiles font rêver à l'Orient des routes lointaines, des couleurs et des mystères, celui de Salammbô, des Lettres persanes et des Mille et une nuits : un Orient de papier, peut-être, mais qui continue d’attiser le désir de départ.
On ignore la date de la seconde toile, aujourd’hui en collection privée. Les fleurs jetées au sol laissent penser que la scène vient de basculer : la jeune femme s’est levée brusquement. S'est-il montré trop entreprenant ? « Pour les femmes, vulnérables au murmure de l’âme, l’art de la séduction est fait de délicatesse », disait Romain Gary.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...