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| P.J. - Le charmeur de serpents (1887) |
Formé à l'Académie des beaux-arts de Vienne, il est marqué par le réalisme européen autant que par l'orientalisme, ce mouvement en vogue au XIXe siècle qui idéalisait et exotisait les scènes de l’Orient.
C’est un genre qui me laisse partagé. Son goût du décor, parfois appuyé, peut sembler daté, voire un peu facile. Mais il suffit de s’y arrêter pour que quelque chose opère malgré tout : un imaginaire du lointain, des scènes qui évoquent un monde encore peu accessible, avant que le voyage ne devienne tourisme. Ces toiles font rêver à un Orient fantasmé - celui des routes lointaines, des couleurs et des mystères, celui de Salammbô, des Lettres persanes et des Mille et une nuits - un Orient de papier, peut-être, mais qui continue d’attiser le désir de départ.
On ignore la date de la seconde toile, aujourd’hui en collection privée. Les fleurs jetées au sol laissent penser que la scène vient de basculer : la jeune femme s’est levée brusquement. S'est-il montré trop entreprenant ? Pour les femmes, vulnérables au murmure de l'âme, l'art de la séduction est fait de délicatesse, disait Romain Gary.

