In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est l'absinthe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est l'absinthe. Afficher tous les articles

dimanche 4 mai 2025

J. Béraud - Un Figaro de rêve
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre français Jean Béraud (1849-1935), célèbre pour ses scènes de la vie parisienne sous la Belle Époque. Né à Saint-Pétersbourg, il s'installe à Paris après la mort de son père et étudie à l'École des Beaux-Arts sous la direction de Léon Bonnat.
À la croisée du réalisme et de l'impressionnisme, il devient l’un des peintres qui ont le mieux représenté la vie parisienne de la fin du XIXᵉ siècle. Ses rues animées, ses cafés, ses théâtres, ses élégantes silhouettes mondaines : ses tableaux fourmillent de détails, de regards échangés et de petites scènes qui donnent l’impression d’un moment saisi au passage. En les regardant, on peut penser parfois à la photographie de rue, tant certaines scènes semblent prises sur le vif.
J.B. - Au café, dit L'absinthe (1909)

En ce sens, Béraud peint parfois comme un photographe de rue avant l’heure : il ne cherche pas seulement à représenter Paris, mais à en saisir le mouvement et les attitudes.
J’ai pu lire ici ou là que son travail était rapproché de celui de Degas ou du flamboyant Giovanni Boldini. Comme eux, il observe son époque avec précision, mais son regard lui est propre : attentif aux rencontres, aux attitudes, aux petits échanges qui composent la vie urbaine... Modiste sur le Pont des Arts, Kiosque parisien, deux autres tableaux que j'aurais pu choisir pour cette chronique, ou encore sa série sur les bistrots, montrent bien l'attention amusée qu'il porte au petit théâtre de la vie parisienne, des élégantes aux gens du peuple.
 © Veilleur de Nuit – 2025

AB1 ICI