In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 21 octobre 2018

C. Bell - The ultimate gumball (1981)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre hyperréaliste américain Charles Bell (1935-1995). Né à Tulsa, dans l’Oklahoma, il s’installe à New York en 1967, après avoir vécu quelque temps dans la région de San Francisco, où il travaille dans l’atelier du peintre Donald Timothy Flores.
Il y apprend notamment la technique du trompe-l’œil. Il revendique également l’influence du Pop art et de Vermeer.
C.B. - Tropical nights (1991)

À rebours des paysages urbains, des voitures et des scènes suburbaines qui caractérisent une partie du photoréalisme de la côte Ouest, Charles Bell consacre l’essentiel de son œuvre à des natures mortes : machines à billes, flippers, jouets mécaniques, poupées, figurines… Ces objets familiers, brillants et colorés, parfois clinquants, il leur accorde l’attention que la peinture classique réservait aux fruits, aux fleurs ou aux objets précieux. Sa virtuosité lui permet d’en restituer les moindres détails, les brillances et les reflets, mais il ne s’agit pas seulement d'une démonstration de savoir-faire. En les agrandissant souvent à une échelle monumentale et en les isolant de tout contexte, Bell les transforme : ce qui nous est familier devient soudain étrange, presque irréel. Il s’intéresse particulièrement à la lumière qui accroche les surfaces, se réfléchit dans le verre ou traverse les matières transparentes.
Dans ses machines à billes comme dans ses flippers, elle devient presque un sujet en elle-même.
 © Veilleur de Nuit – 2018

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