In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 28 juin 2025

Alyssa Monks - Trust (2010)
Une image et des mots. Un tableau de l'artiste hyperréaliste américaine Alyssa Monks (b.1977), et quelques lignes de Gustave Flaubert, extraites de Madame Bovary (1857).

Elle monta l’escalier ; la porte de la chambre était ouverte. Le soleil passait entre les rideaux. Sur la table, elle vit sa lettre à Rodolphe, restée là, non scellée. Alors elle pensa qu’il ne viendrait pas.
Alors elle eut un attendrissement héroïque ; et, serrant ses bras sur sa poitrine, comme pour y retenir son cœur qui éclatait, elle se mit à pleurer abondamment. Elle se sentait perdue, engloutie, abandonnée de tous, et son âme s’enfonçait comme dans une mer immense d’amertume.

dimanche 30 août 2020

Richard Estes - Cafe Express (1975)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre américain Richard Estes (b.1932), figure majeure du photoréalisme américain, aux côtés d’artistes comme Audrey Flack ou Duane Hanson (voir février 2008), l’un des grands représentants de l’hyperréalisme en sculpture.

R.E. - Car reflection (1969)
Formé au School of the Art Institute de Chicago, il développe dès les années 1960 une peinture d’une précision extrême, à partir de photographies qu’il prend lui-même dans les rues de New York, Chicago ou Paris. 
Ses sujets sont souvent des scènes urbaines ordinaires. Il joue avec les reflets et les distorsions produits par les vitres et les vitrines, les carrosseries et les pare-brise, où rues, passants et façades se superposent jusqu'à composer des images d'une grande complexité. L'œil y hésite parfois entre ce qui appartient au paysage et ce qui n'en est que le reflet.
Estes joue ainsi avec les limites entre photographie et peinture, entre ce que l’œil perçoit et ce que l’image construit. « J’ai toujours été intéressé par la manière dont la lumière et l’ombre interagissent avec les surfaces. C’est cela qui m’intéresse : capturer le jeu de la lumière sur les surfaces et lui donner vie par la peinture. »

dimanche 21 octobre 2018

C. Bell - The ultimate gumball (1981)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre hyperréaliste américain Charles Bell (1935-1995). Né à Tulsa, il s’installe à New York en 1967 après un passage par San Francisco, où il se forme auprès de Donald Timothy Flores. Il revendique également l'influence du Pop art et de Vermeer.

C.B. - Tropical nights (1991)
À rebours des paysages urbains et des automobiles des hyperréalistes de la côte Ouest, Charles Bell consacre l’essentiel de son œuvre à des natures mortes : machines à billes, flippers, jouets mécaniques, poupées... Traités avec une virtuosité exceptionnelle, ces objets de la culture populaire deviennent les sujets d'une peinture qui emprunte autant à la tradition classique qu'à l'esthétique contemporaine.

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