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| David Hockney - The splash (1966) |
The Splash, peint en 1966, appartient à cette période. La scène semble presque vide : une piscine, une maison, un plongeoir et, au centre, l'éclaboussure laissée par un nageur que l'on ne voit pas. Tout se passe dans cet instant où quelqu'un vient de plonger dont il ne reste que la trace. Hockney s'intéresse alors beaucoup à la manière de peindre l'eau et les mouvements fugitifs, avec une peinture à l'acrylique qui lui permet des couleurs nettes et franches.
Trente-deux ans plus tard, Garrowby Hill nous ramène très loin de la Californie, dans le Yorkshire de son enfance. Le paysage est cette fois le sujet lui-même : une route sinueuse, des champs, des collines, quelques arbres, mais surtout une étonnante construction de l'espace et une profusion de couleurs. Hockney ne cherche pas à reproduire fidèlement le paysage : il le réorganise pour nous donner une autre manière de le regarder.
« I prefer living in colour.»
Hockney s’intéresse également aux outils de représentation. En 2001, il publie chez Seuil Savoirs secrets. Les techniques perdues des Maîtres anciens, un essai dans lequel il défend l'idée que certains peintres de la Renaissance auraient utilisé des instruments d’optique pour affiner leur réalisme.
Entre ces deux tableaux et l'écriture de son livre, plus de trente années ont passé, mais une même curiosité demeure : comment la peinture s'y prend-elle pour nous faire voir le monde ?

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