In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 28 août 2016

E.O. - Femme en robe verte (1912)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre autrichien Erwin Dominik Osen (1891-1970), ami et compagnon d'Egon Schiele au sein du Neukunstgruppe (mouvement de “nouvel art”), mouvement fondé en 1909 en rupture avec l’enseignement académique viennois. Tous deux signent la déclaration qui accompagne cette rupture.
Le père d'Osen meurt avant sa naissance et sa mère est une descendante de l'écrivain autrichien Adalbert Stifter, une des grandes figures littéraires du Biedermeier.

E.O. - Paysage au soleil (1914)
À six ans, Osen entre à l’école de ballet de l’Opéra de Vienne, où Gustav Mahler remarque ses dispositions et prend en charge son éducation. Il reçoit notamment l’enseignement d’Alfred Roller, figure de la Sécession viennoise, puis celui de Gustav Klimt.
Il étudie ensuite à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, dans la classe de Christian Griepenkerl, où il rencontre Egon Schiele. De cette rencontre naît une amitié marquée par une intense collaboration, et Osen développe lui aussi une œuvre profondément marquée par l'expressionnisme. Peu connu de son vivant, il reste aujourd’hui dans l’ombre de Schiele, dont les portraits ont contribué à préserver le souvenir et le visage.
 © Veilleur de Nuit – 2016

dimanche 28 février 2010

J.M. - Listening at the door (1866)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre allemand Johann Georg Meyer von Bremen (1813-1886), figure importante de la peinture de genre du XIXe siècle. Formé à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf, il appartient à cette tradition réputée pour son goût du réalisme minutieux et des scènes de la vie quotidienne. Héritière du romantisme allemand, elle exercera une influence durable jusque sur les peintres américains de la Hudson River.
J.M. - Sleeping beauty
(1867)

Sans appartenir pleinement à la période classique du Biedermeier (1815–1848), Meyer von Bremen en prolonge clairement l’esprit.
Après s'être d'abord consacré aux sujets religieux, il se tourne vers des scènes domestiques peintes avec beaucoup d’empathie.
Par le choix de ses thèmes comme par un style proche de celui de Carl Spitzweg ou de Ferdinand Georg Waldmüller, il incarne cette esthétique du quotidien idéalisé, portée par une vision apaisée et souvent morale du monde.

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...