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| A. Bocchi - Bianca en rose (1930) |
Après des résultats remarquables, son professeur conseille à sa famille de l’envoyer se perfectionner à Rome, où il passe trois ans à l’École libre du nu de la Via di Ripetta.
« Le véritable effort, le véritable tourment de l'artiste responsable et conscient de sa mission n'est pas d'étonner avec des compositions compliquées [...] mais d'arriver à l'expression la plus profonde avec les moyens les plus simples et les plus clairs. »
Il travaille ensuite à Padoue, à la restauration des fresques de la basilique Saint-Antoine, tout en poursuivant son activité de portraitiste.
La famille constitue le sujet central de son œuvre : parents, épouse et surtout sa fille Bianca deviennent les protagonistes de ses tableaux.
Le portrait de sa femme Niccolina Toppi (Dans le parc, 1919), aux couleurs franches et contrastées, porte clairement l’influence des Fauves et des Nabis, deux courants déjà évoqués ici à propos de Vallotton (2008) et de Randon (2014). Onze ans plus tard, celui de sa fille Bianca, dans une gamme de roses et de tonalités pâles, est l’un des derniers portraits d’une émouvante galerie commencée dix-huit ans plus tôt avec Bianca bambina (1912), qui allait bientôt s’interrompre avec la disparition de la jeune femme.
© Veilleur de Nuit – 2016

