| PG11 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 23 septembre 2023
dimanche 17 septembre 2023
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| J.F. - Apartment dwellers on New Year's Eve (1948) |
La veillée du dimanche. Deux illustrations de l'artiste américain John Philip Falter (1910-1982). La première, publiée le 3 janvier 1948, est l’une des 129 couvertures qu’il réalisa pour The Saturday Evening Post, le mythique hebdomadaire fondé par Benjamin Franklin.
La seconde, que l’amateur de western que je suis affectionne particulièrement, est également connue sous le titre Good Guys Wear White Hats. Né dans le Nebraska, Falter découvre très tôt le dessin et se forme au Kansas City Art Institute avant de s’installer à New York, où il rejoint le milieu foisonnant des illustrateurs américains. Ses premières années se déroulent dans l’univers des pulps”, ces magazines populaires de fiction illustrée qui connaissent leur âge d’or pendant la Grande Dépression.
Comme beaucoup de grands illustrateurs américains de sa génération, il participe ainsi à cette histoire d’une image populaire capable de raconter un monde en une seule scène.
Après ses premières collaborations avec les magazines, il travaille pour de grandes marques avant de s’engager dans la Marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, où il réalise plus de trois cents affiches de recrutement. En 1943, il signe sa première couverture pour The Saturday Evening Post, début d’une collaboration de vingt-cinq ans et de plus de 120 couvertures.
Grand admirateur de Norman Rockwell, qu’il considère comme un modèle, Falter développe pourtant un style très personnel.
Ses compositions panoramiques, souvent peuplées d’une multitude de personnages, se distinguent des scènes plus resserrées de son aîné et influenceront même Rockwell, qui parlera plus tard de sa propre « période Falter ».
Falter disait vouloir peindre « un morceau d’Amérique, un cadre pour l’imagination ». Il trouve sa voie dans la représentation du quotidien du Midwest, avec humour et tendresse, avant de se consacrer davantage, à la fin de sa vie, aux thèmes de l’Ouest américain, fidèle à son goût pour les grands espaces et la mémoire du pays.
Moins célèbre aujourd’hui que Rockwell ou Leyendecker, John Philip Falter reste pourtant un témoin sensible de l’Amérique du milieu du XXᵉ siècle. Son œuvre rappelle une époque où l’illustration populaire n’était pas seulement un art commercial, mais aussi une manière de raconter une société, ses rêves et son imaginaire.
dimanche 10 septembre 2023
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| Daido Moriyama - Untitled (2015) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe japonais Daido Moriyama (b.1938), déjà présenté en novembre 2016.
Ils appartiennent à sa série Dogs and Mesh Tights, emblématique de son univers visuel brut, nerveux et instinctif.
« When I go out into the city, I have no plans. Really I am like a dog: I decide where to go by the smell of things... »
« When I go out into the city, I have no plans. Really I am like a dog: I decide where to go by the smell of things... »
Tout est dit : Moriyama photographie comme on respire – ou peut-être comme on flaire –, porté par l’odeur, le rythme, la pulsation de la ville.
Son regard, toujours en mouvement, s’attache aux marges, aux fragments, aux signes éphémères du réel. Son livre de souvenirs, il l'a intitulé Mémoires d’un chien : un titre qui résume parfaitement une œuvre fondée sur l’errance, la curiosité et une forme de liberté instinctive.
dimanche 3 septembre 2023
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| A.M. - Femme à la cravate noire (1917) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre italien Amedeo Modigliani, déjà présenté en août 2022. Lors de cette première publication, j’avais choisi deux paysages, un genre très marginal dans l’œuvre d’un artiste qui consacra l’essentiel de sa courte vie aux portraits et aux nus. Il m’a donc semblé naturel que cette nouvelle présentation revienne à ces deux thèmes majeurs.
« Peu à peu sont apparues ces formes idéales qui nous font reconnaître immédiatement un Modigliani », écrivait Roger van Gindertael dans Modigliani et Montparnasse (1967). Ces visages allongés, ces regards souvent énigmatiques, ces corps aux lignes épurées ont construit une œuvre immédiatement identifiable.
Aujourd’hui considéré comme l’un des grands artistes du XXᵉ siècle, Modigliani meurt à 36 ans, malade et démuni, sans avoir connu le succès. Un siècle plus tard, son Nu couché sera vendu chez Christie’s pour 170 millions de dollars à un milliardaire chinois.
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