In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 10 septembre 2023

Daido Moriyama - Untitled (2015)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe japonais Daido Moriyama (b.1938), déjà présenté en novembre 2016.
Ils appartiennent à sa série Dogs and Mesh Tights, emblématique de son univers visuel brut, nerveux et instinctif.
« When I go out into the city, I have no plans. Really I am like a dog: I decide where to go by the smell of things... »
D.M. - Chien errant, Misawa (1971)

Tout est dit : Moriyama photographie comme on respire – ou peut-être comme on flaire –, porté par l’odeur, le rythme, la pulsation de la ville.
Son regard, toujours en mouvement, s’attache aux marges, aux fragments, aux signes éphémères du réel. Son livre de souvenirs, il l'a intitulé Mémoires d’un chien : un titre qui résume parfaitement une œuvre fondée sur l’errance, la curiosité et une forme de liberté instinctive.

dimanche 6 novembre 2016

D. M. - Poster, Nakano (1990)
La veillée du dimanche. Deux clichés du Japonais Daido Moriyama (b.1938), personnalité de premier plan de la photo de rue japonaise. Il s'intéresse d'abord à la peinture, et ce n'est qu'en 1959, à l'âge de 21 ans, qu'il se tourne vers la photographie.
En 1960 il devient à Osaka l'assistant de Takeji Iwamiya, étudie la photo de rue avec Seiryu Inoue, puis rejoint à Tokyo, l’année suivante, l’atelier d’Eiko Hosoe. Celui-ci est l’un des cofondateurs du collectif VIVO, que Moriyama rejoint peu avant sa dissolution.
D. M. - Hunter serie (1972)

Il s’impose rapidement comme l’une des figures de la photographie japonaise. Membre du collectif Provoke, il développe un style radical qui rompt avec les conventions documentaires traditionnelles. Une série consacrée à la ville de Yokosuka, réalisée en 1965, contribue à lancer véritablement sa carrière.
Son esthétique, il la qualifie de "are, bure, bokeh" ("rugueux, flou, hors de focus") :
« Mes photos sont souvent floues, rugueuses, striées, déformées, etc. Pour moi, il est plus important de saisir ce que je ressens avec mon corps que de respecter les exigences techniques de la photographie. »
 © Veilleur de Nuit – 2016

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