In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 24 octobre 2021

R.O. - Man in the rain, Manhattan, NY
(1952)
Le vide grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine Ruth Orkin (1921-1985), dont j’avais déjà présenté ici, en août 2010, son image la plus célèbre : An American Girl in Italy. Née à Boston et élevée à Los Angeles, elle s'installe très jeune à New York où elle mène une carrière de photographe indépendante pour Life, Look ou The New York Times.

R.O. - The card players (1955)
Ses photos racontent la vie urbaine, les gestes ordinaires, les hasards du quotidien : des scènes saisies sur le vif, pleines de mouvement et d’humanité.
« My mother said that when I was young I was constantly saying 'Look at this – Look at that'.
I think that taking pictures must be my way of asking people to 'Look at this – Look at that'..
If my photographs make the viewer feel what I did when I first took them – 'Isn't this funny... terrible... moving... beautiful?' – then I've accomplished my purpose. »

PG7

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samedi 23 octobre 2021

Karen Woods - Streetscape
Une image et des mots. L'image c'est un tableau de l'américaine Karen Woods (b.1963).
Les mots, quelques lignes de Thoreau extraites de Walden (1854).

Au milieu d'une douce pluie, [....], je me rendis compte soudain d'une compagnie si plaisante et si bienfaisante dans la nature, dans le bruit régulier des gouttes qui tombaient, régulières, dans tous les sons et les spectacles qui entouraient ma maison, une affection bienveillante, infinie et inexplicable tout à coup... [....]
On me dit souvent : "Il me semble que vous devez vous sentir bien seul, là-bas, et que vous aimeriez être près de quelqu'un, surtout par temps de pluie et de neige, la nuit". J'ai envie de leur répondre : Toute cette terre où nous vivons n'est qu'un point dans l'espace.
JM1

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dimanche 17 octobre 2021

H. Silvester - Untitled (1950s)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe allemand Hans W. Silvester (né en 1938).
Tout commence à l'adolescence avec un appareil photo offert par ses parents. À la fin de ses études, il part sur les routes d'Europe et découvre la Camargue, dont il photographie les paysages, les chevaux et les traditions. Son premier livre, Camargue (1960), accompagné d'un texte de Jean Giono, le révèle au grand public.

H.S. - Sur la route, Tsiganes et Gitans
Au fil des décennies, Hans Silvester élargit son regard au monde entier. Des villages de Provence aux peuples de la vallée de l'Omo, il photographie des hommes et des femmes dont la vie reste étroitement liée à la nature.
À partir des années 1980, son travail prend une dimension plus militante. Les mêmes paysages qu'il célébrait deviennent aussi des paysages menacés : déforestation, pollutions, disparition des milieux naturels...  Il photographie les parcs naturels d’Europe, documente la déforestation en Amazonie, les ravages écologiques en Amérique du Nord ou la pollution des rivières – comme dans La rivière assassinée, reportage sur le Calavon, en Haute-Provence.
Chez Hans Silvester, la photographie ne se contente plus de montrer la beauté du monde ; elle cherche aussi à rappeler combien elle est fragile.

ST1
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NR1 ICI