In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 10 octobre 2021

F. McCubbin - The letter (1884)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre australien Frederick McCubbin (1855-1917), un des cofondateurs de la Heidelberg School (voir sept. 2016), - qu’on appelle aussi l’impressionnisme australien.
Le courrier, missive officielle ou billet doux, est un motif récurrent dans l'histoire de la peinture.
Forcément illisible pour le spectateur – ou le "regardeur" comme disait Marcel Duchamp –, la lettre consacre l'intime ; elle est un élément empli de mystère dont le sens, le contenu, restent à deviner dans l'attitude de celui ou celle qui en prend connaissance, dans l'expression de son visage, ou dans le contexte de sa lecture.... 

F. McC. - Down on his luck (1889)
De celle qui donne son titre à ce tableau, décachetée ou relue au cours d'une promenade solitaire, on a envie d'imaginer qu'elle porte un message intime, et qui s'adresse au coeur de cette élégante jeune femme.
Le second tableau, lui, montre un swagman, un de ces travailleurs saisonniers itinérants qui parcouraient l'Australie pendant les grandes périodes de crise économique. Leur baluchon roulé dans la toile qui leur servait aussi de couche  (the swag ou bedroll) évoque une vie rude, libre et précaire, comme celle des hobos américains de la Grande Dépression chantés plus tard par Woody Guthrie.

dimanche 25 septembre 2016

A.S. - Above us (1890)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre australien Arthur Streeton (1867-1943), l’un des peintres majeurs de l'École impressionniste d'Heidelberg, avec Frederick McCubbin et Tom Roberts (voir publication du 26 juin). Roberts disait de sa peinture qu’elle était « emplie d’air et de lumière ». Ce courant apparu à la fin du XIXᵉ siècle cherche à renouveler la peinture australienne en plein air, loin de la tradition victorienne.
Influencé par Turner, Streeton suit peu d’études artistiques, à l’exception des cours du soir qu’il fréquente de 1882 à 1887 à la National Gallery School, alors la principale école d’art d’Australie.
Il y reçoit notamment l’enseignement du peintre paysagiste suisse Louis Buvelot, qui joue un rôle important dans la formation des futurs peintres de l’école de Heidelberg.
A.S. - Golden summer, Eaglemont
(1889)

Mais c’est sa rencontre avec Tom Roberts qui donne un nouvel élan à sa carrière. Avec Roberts et McCubbin, il peint sur le motif les grands espaces australiens, leur chaleur et leur lumière. 
En 1889, installé dans le bush, il écrit :
« I sit here in the upper circle surrounded by copper and gold, and smile with joy under my fly net as all the light, glory, and quivering brightness passes slowly and freely before my eyes. Nothing happier than this. I shout and laugh at my immense wealth, all free and without responsibility. Who could steal this from me? »
 © Veilleur de Nuit – 2016

A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...