In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 8 août 2021

A.D. - Communication breakdown
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre américain Alex Devereux (b.1974). Formé à l’American Academy of Art de Chicago, où il étudie le design graphique et l’illustration, il découvre presque par hasard le photoréalisme lors d’un projet étudiant : photographier une Buick de 1956 abandonnée dans une casse automobile. Cette image sera le point de départ d’une nouvelle voie, celle d’une peinture consacrée aux traces laissées par l’Amérique industrielle.
 
A.D. - Blue swallow
Depuis l’enfance, Devereux est fasciné par l’imagerie rétro et l’Americana d’après-guerre : stations-service désaffectées, enseignes lumineuses, gares de triage et dépôts ferroviaires.
Il ne peint pas des monuments, mais ces lieux ordinaires qui portent en eux l'histoire d’un pays bâti sur la vitesse, la consommation et le rêve industriel, et peu à peu transformé par le temps.
De la crudité des néons à la douceur électrique du crépuscule, les images d'Alex Devereux jouent avec la lumière pour faire apparaître dans ces paysages délaissés quelque chose qui dépasse la simple nostalgie.
 © Veilleur de Nuit – 2021

FH1
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samedi 7 août 2021

F. Bimmer - Clown Army, Rostock, Germany (2007)

Une image et des mots. Un cliché de Fabian Bimmer, pris lors du sommet du G8 à Rostock le 2 juin 2007. Les mots que j'ai choisis pour aller avec sont extraits de l'ouvrage de Georg Simmel, Philosophie de la mode, paru chez Allia en 2013.

Celui qui, par sa toilette ou ses manières d'être, adopte délibérément le contre-pied de la mode accède lui aussi au sentiment d'individualisation qui s'y attache. Mais c'est alors au moyen d'une pure négation de l'exemple social, et non pas en raison d'une qualification individuelle. Si être à la mode consiste à imiter l'exemple social, la refuser intentionnellement revient à inverser cette imitation, ce qui ne témoigne pas moins du pouvoir des tendances sociales dont, d'une manière ou d'une autre, positivement ou négativement, nous sommes toujours dépendants. La victime de la mode et celui qui s'y oppose intentionnellement s'emparent tous deux d'un contenu, et ne diffèrent que par la forme qu'ils donnent à ce contenu : le premier celle de la surenchère, le second celle de la négation.

CH2

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dimanche 1 août 2021

S.Vinogradov - Rêves d'été

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre russe Sergueï Arsenievitch Vinogradov (1869-1938). Formé à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou auprès de Sorokine, Makovski et Polenov (voir sept.2015), puis à Saint-Pétersbourg, Vinogradov devient membre des Ambulants, ce mouvement réaliste attaché à représenter le quotidien du peuple russe. Il participe ensuite à la fondation de l'Union des artistes russes en 1903, avant de s'installer à Riga où il enseignera jusqu'à sa mort.

S.V. - Jour d'été en Crimée (1917)
Voici deux jeunes femmes dont nous ne connaîtrons jamais le visage.
La première  a-t-elle levé les yeux de sa lecture pour s'abandonner aux images qu'elle fait naître ?
Et la seconde, sur quel lointain porte-t-elle son regard ? 
« Chaque jour on regardait ça, disait Duras ; la mer écrite. »
 © Veilleur de Nuit – 2021

LB4
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dimanche 25 juillet 2021

E. Peterssen - Soleil, Kalvøya (1891)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre norvégien Eilif Peterssen (1852-1928). Formé à Oslo, Copenhague puis Munich, Peterssen appartient d'abord à cette génération d'artistes nordiques venus chercher en Allemagne une formation académique.
Mais il va bientôt tourner le dos à la peinture aux tonalités souvent sombres de ses débuts pour s'intéresser aux paysages, aux scènes quotidiennes, aux instants saisis dans leur simplicité.

E. P. - Nuit d'été (1886)
En 1879, il retrouve à Rome Peder Severin Krøyer, qu'il avait connu quelques années auparavant à Munich. Sous son influence, il peint l'année suivante son premier tableau naturaliste, Sieste dans une auberge, en Italie.
Peterssen séjourne ensuite à Skagen en 1883, où il retrouve Krøyer, Michael et Anna Ancher, Christian Krohg et d'autres artistes scandinaves. Il y peint notamment des scènes de la vie quotidienne et des paysages baignés par la lumière particulière du lieu.
Les peintres de Skagen, sur lesquels je reviendrai, se retrouvent loin des sujets historiques et des conventions académiques, autour de la vie quotidienne, des paysages marins, des pêcheurs et des longues soirées d'été.
 © Veilleur de Nuit – 2021

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