In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 17 avril 2021

J.W. of Derby - Le gladiateur à la chandelle (1765)
Une image et des mots. L'anglais Joseph Wright of Derby (1734-1797) est l'auteur de ce tableau intitulé Trois personnes examinant le gladiateur à la lueur d'une chandelle (1765) qui illustre bien la formidable maîtrise du clair-obscur de l'artiste.
Les vers qui suivent sont du poète américain Walt Whitman (1819-1892), extraits de Leaves of grass (Feuilles d'herbe) :

Of the terrible doubt of appearances.

Of the terrible doubt of appearances,
Of the uncertainty after all, that we may be deluded,
That may-be reliance and hope are but speculations after all,
That may-be identity beyond the grave is a beautiful fable only,
May-be the things I perceive, the animals, plants, men, hills, shining and flowing waters,
The skies of day and night, colors, densities, forms, may-be these are (as doubtless they are) only apparitions,
and the real something has yet to be known…

KC1
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dimanche 11 avril 2021

R.G. - série L'oeil de l'amour (1952)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe suisse René Groebli, déjà présenté sur ce blog le 8 août 2010. Formé à l'École des Arts et Métiers de Zurich, il commence sa carrière dans la photographie documentaire, notamment avec ses reportages consacrés à l'industrie ferroviaire.
Sa série Rail Magic (1949) est emblématique de cette période, avec ses jeux de lumière et de mouvement qui rendent hommage à l'esthétique industrielle.

R.G. - série L'oeil de l'amour
Mais Groebli se tourne bientôt vers une photographie plus personnelle, où l'expérimentation formelle se met au service de thèmes plus intimes : la mémoire, le temps qui passe, les liens amoureux. Son travail le plus connu, L'Œil de l'Amour (1954), déjà évoqué dans ma publication d'août 2010, est consacré à son épouse Rita et saisit avec tendresse des moments de leur vie de couple.
Chacun des clichés de cette série constitue un fragment poétique du quotidien amoureux.
 © Veilleur de Nuit – 2021
AW1

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dimanche 4 avril 2021

William Hawkins - Untitled
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre afro-américain William Hawkins (1895-1990). 
Le Smithsonian American Art Museum (SAAM) nous apprend que né et élevé dans une ferme du Kentucky, il apprit à dessiner en recopiant des illustrations de brochures de ventes aux enchères de chevaux ou des images de calendriers. À vingt et un ans, il s’installe à Columbus, dans l’Ohio, où il exerce différents métiers avant de se consacrer beaucoup plus tardivement à la peinture.
W.H. - Food Bar (1980)

Entièrement autodidacte, Hawkins puise son inspiration dans son expérience de la vie rurale, du travail manuel et dans les images de la culture populaire américaine. Il peint souvent sur des matériaux de récupération, notamment du contreplaqué et du Masonite, dont la surface participe pleinement à l'expression de ses œuvres.
Le style de Hawkins se distingue par ses couleurs éclatantes et ses formes simplifiées, parfois proches de l'abstraction, avec des lignes épaisses et noires. Il représente fréquemment des animaux, des monuments ou des icônes religieuses dans des proportions exagérées, avec une manière très personnelle de jouer avec la perspective et la composition. Il ajoute aussi souvent du texte à ses œuvres, inscrivant notamment son nom et sa date de naissance sur toute la largeur de la toile, ce qui devient un élément graphique à part entière de ses peintures.
 © Veilleur de Nuit – 2021

RH1
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