| MO2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 3 janvier 2021
samedi 2 janvier 2021
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| Anon. - BHL à Vilnius (2020) |
"Vanité des vanités, dit Qohélet ; vanité des vanités, tout est vanité. [...] Le vent part au midi, tourne au nord, il tourne, tourne et va, et sur son parcours retourne le vent. [...] Moi, Qohélet, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem. [...] J'ai regardé toutes les oeuvres qui se font sous le soleil :
Eh bien, tout est vanité et poursuite de vent !"
Un grand homme ...
J'ignore qui est l'auteur de ce cliché intéressant, pris le 19 août 2020 à Vilnius, et où l'on surprend BHL qui se hisse sur la pointe des pieds pour dominer de la tête et des épaules ses amis Kurdes. Les mots pour l'accompagner sont de La Bruyère, extraits des Caractères (1688).
Théognis est recherché dans son ajustement, et il sort paré comme une femme ; il n'est pas hors de sa maison, qu'il a déjà ajusté ses yeux et son visage, afin que ce soit une chose faite quand il sera dans le public, qu'il y paraisse tout concerté, que ceux qui passent le trouvent déjà gracieux et leur souriant, et que nul ne lui échappe. Marche-t-il dans les salles, il se tourne à droite, où il y a grand monde, et à gauche, où il n'y a personne ; il salue ceux qui y sont et ceux qui n'y sont pas. Il embrasse un homme qu'il trouve sous sa main, il lui presse la tête contre sa poitrine ; il demande ensuite qui est celui qu'il a embrassé. [.....]
vendredi 1 janvier 2021
dimanche 27 décembre 2020
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| Aaron Siskind - Rome 55 (1963) |
Aaron Siskind commence par un travail documentaire dans les années 1930 au sein de la Photo League de New York, où il s’attache à représenter la vie des quartiers populaires.
À partir des années 1940, son regard évolue profondément. Il abandonne peu à peu le reportage social pour s’intéresser aux formes, aux textures et aux traces laissées par le temps dans l’espace urbain : murs décrépis, affiches déchirées, inscriptions, ombres, fragments de matière... Des éléments ordinaires qui, isolés par son objectif, donnent des compositions presque abstraites.
Ce glissement du réel vers l’abstraction rapproche sa photographie de la peinture de son temps. Siskind se lie avec plusieurs peintres de l’expressionnisme abstrait et expose à leurs côtés. Enseignant influent, notamment à l’Institute of Design de Chicago, il a également marqué plusieurs générations de photographes, parmi lesquels Ray Metzker, présenté le mois dernier.
« Photography is a way of feeling, of touching, of loving. What you have caught on film is captured forever.... It remembers little things, long after you have forgotten everything.»
Ce qui me plaît beaucoup dans le travail d'Aaron Siskind, c’est cette idée que des fragments d’une ancienne réalité acquièrent une existence nouvelle. Des lambeaux d’affiches, les meurtrissures d’un mur, des traces, des déchirures deviennent alors des images à part entière.
© Veilleur de Nuit – 2020
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