In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 2 août 2020

D.Sarazhin - Pensées paisibles (2012)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'Ukrainien Denis Sarazhin (b.1982), formé à l’Académie des Beaux-Arts de Kharkiv, dans une tradition héritée du réalisme soviétique. Il y a chez lui une fascination pour la figure humaine, la couleur et le mouvement, qui s'affirme particulièrement avec la série Pantomime, commencée au milieu des années 2010. Des corps étirés, fragmentés, parfois contorsionnés, dont les attitudes – qui leur donnent une dimension presque chorégraphique – semblent traduire une grande tension intérieure. « My main focus is on humans and their inner world », explique-t-il dans une interview de 2017.
D.S. - Tournesols (2012)

Mais ce n'est pas par cette peinture-là que j'ai découvert Sarazhin.
Dans ses œuvres des années 2000 et du début des années 2010, je trouve surtout des paysages, des vues de villages, des natures mortes et quelques figures féminines dans des intérieurs paisibles.
Des scènes d'une grande tranquillité, souvent baignées de lumière.
C'est cette peinture-là que j'aime chez Sarazhin, et notamment ses vues de villages, dont certaines ont une atmosphère presque méditerranéenne, où les personnages sont rares et font partie du paysage sans en être le sujet.
Les deux tableaux que j'ai choisis sont de cette période antérieure à Pantomime : Restful Thoughts (2012), également donné sous le titre Sunbeam selon les sources, et Sunflowers (2012). C'est par ces œuvres, bien éloignées des corps contorsionnés qui ont fait sa récente notoriété, que j'ai eu envie de présenter ce peintre.
 © Veilleur de Nuit – 2020

DG1

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samedi 1 août 2020

(A/U)
Une image et des mots. Rien, nada, macache, oualou, que dalle, des nèfles... J'ignore le nom du photographe et l'origine de ce cliché.
Les mots que j'ai choisis sont de Patrice de la Tour du Pin, extraits de La quête de joie.

"Mais rien, rien.... Maintenant le ciel est vide et sale. [.....] Et ces meutes qui ne cessent pas d'aboyer, que voient-elles, le cou tendu dans la rafale?"
ML11

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dimanche 26 juillet 2020

F. Marc - Gerbes de grain (1907)
La veillée du dimanche. Deux oeuvres de Franz Marc (1880-1916), grande figure de l'expressionnisme allemand et co-fondateur, avec Kandinsky, du groupe Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu).
Marc voyait dans le monde animal une pureté originelle que l’homme aurait perdue ; ses chevaux, ses cerfs ou ses renards sont autant de visions spirituelles, portées par des couleurs auxquelles il attribuait une valeur symbolique : 
le bleu associé à la profondeur spirituelle, le jaune à la douceur, le rouge à la violence.

F.M. - Chevaux au pâturage (1910)
Ses toiles, comme Les chevaux bleus (1911), frappent par la force de leur simplicité : des formes de plus en plus géométriques, des couleurs éclatantes, et une volonté de s’éloigner peu à peu de la représentation fidèle du réel. On y retrouve l’influence du fauvisme et du cubisme, qui l’amène progressivement vers l’abstraction.
Sa vie fut courte : mobilisé en 1914, il meurt deux ans plus tard sur le front, à 36 ans seulement. 
 © Veilleur de Nuit – 2020
JS1

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dimanche 19 juillet 2020

P.E. - Painting with light (2013)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du photographe et artiste urbain français Philippe Echaroux (b.1983), créateur de ce qu'il appelle le « street art 2.0 ».
Au lieu de peindre les murs, il projette des portraits ou des images lumineuses sur des bâtiments, des arbres ou d'autres éléments du paysage, créant des œuvres éphémères qui n'existent qu'à la nuit tombée.
Cette technique lui permet d'intervenir sans altérer les lieux qu'il investit. 
P.E. - The true God

En 2016, il projette ainsi sur les arbres de la forêt amazonienne les visages d’Indiens Suruí afin d’alerter sur la déforestation et la fragilité de leurs communautés, un sujet qui me tient à cœur. La lumière devient alors un message, et l’art un moyen de parler de la protection de la forêt et de ceux qui y vivent.
 © Veilleur de Nuit – 2020

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...