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| LS Lowry - Returning from work (1929) |
Le vide-grenier du dimanche. Au surlendemain de la Fête du Travail, d
eux oeuvres de Laurence
Stephen Lowry (1887-1976), figure majeure de la Northern School of painting et chroniqueur inlassable de l'Angleterre industrielle : usines, cheminées, rues ouvrières et foules de "
matchstick men" courbés sous le fardeau de la peine et du temps – "pareils à des
insectes", selon les mots d'un journaliste du
Times en 1936 – composent un univers immédiatement
reconnaissable.
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L.S. Lowry - The mill, Pendlebury (1943) |
À une jeune femme qui lui demandait pourquoi il peignait ses personnages de cette manière, il répondit simplement :
« Because I can't do them any other way. »
Lowry connaît intimement ce monde. Il grandit à Pendlebury, dans l'environnement maussade et insalubre d'une banlieue ouvrière de Manchester soumise à l'industrie du charbon et qu'il va s'attacher à peindre inlassablement, avec ses fumées grises et son flot de prolos voûtés. « I have a one-track mind, disait-il, I only deal with poverty. »
Il quitte l'école à 16 ans, et va travailler la plus grande partie de sa vie comme collecteur de loyers, en restant vieux garçon au domicile de ses parents, et en exprimant dans des tableaux grouillant de personnages sa propre solitude.
« I am a simple man, and I use simple materials, [.....].. a Sunday painter who paints every day of the week. »
En 1968, il décline l'anoblissement et le titre de chevalier qui lui est offert, déclarant au premier ministre Harold Wilson : « All my life I've felt most strongly against social distinction of any kind. »
Le tableau ci-contre, The mill, a refait surface récemment après avoir été longtemps "oublié" dans le secret d'une collection particulière.