In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 15 septembre 2019

A. Bizet - Rue de la Santé (1949)

La veillée du dimanche. Deux œuvres d’Andrée Bizet (1888-1970), formée à l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Ferdinand Humbert, qui dirige à partir de 1900 le premier atelier officiel de peinture réservé aux femmes. Dès 1910, elle expose dans différents salons et participe notamment au Salon des Indépendants.
Elle s’investit également dans la reconnaissance des artistes femmes en organisant une exposition collective en 1938.
A.B. - Vignes (c.1930)

Après un voyage en Grèce, elle se tourne aussi vers la sculpture et reçoit l'enseignement du Montalbanais Émile-Antoine Bourdelle, dont la personnalité et les conseils resteront pour elle une influence majeure.
Andrée Bizet est aujourd’hui moins connue que beaucoup de ses contemporains, mais j’aime beaucoup son style très expressif, cette peinture franche et, en tout cas c’est l’impression qu’elle me donne, pleine d’assurance.
Son coup de pinceau énergique, avec une touche épaisse, fait parfois penser à Van Gogh ou à Vlaminck (voir déc. 2012).
 © Veilleur de Nuit – 2019

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samedi 14 septembre 2019

Yaman Ibrahim - Smoker (2016)
Une image et des mots. Où il sera question du poids de la fumée... Pour l'illustrer, l'image est une belle photo du malaisien Yaman Ibrahim qui me fait penser à ces vers de Jules Laforgue, évoquant "ceux qui pour tuer le temps en attendant la mort fument au nez des dieux de fines cigarettes".

Les mots - extraits des dialogues de Smoke, un film formidable de Wayne Wang et Paul Auster -, c'est cet échange entre l'écrivain Paul Benjamin (William Hurt) et son ami buraliste Auggie (Harvey Keitel) à qui il vient acheter deux boîtes de cigarillos.




Auggie – Les gars et moi on était en train de discuter à propos des femmes et des cigares.
Paul Benjamin – Une vraie mine. Ça doit remonter à la reine Elisabeth.
Auggie – La reine d’Angleterre ?
Paul Benjamin - Ouais, Elisabeth Ire, pas Elisabeth II. T’as entendu parler de Sir Walter Raleigh ? […..] Ben, Raleigh c’est celui qui le premier a introduit le tabac en Angleterre. Et comme il était un favori de la Reine –Reine Beth comme il l’appelait – fumer est devenu à la mode à la cour.
[….) Un jour il a fait un pari avec elle, qu’il pourrait peser la fumée. C’est étrange, c’est un peu comme peser une âme. Mais Walter était un type futé ; il a pris un cigare, il l’a mis sur une balance, il l’a pesé. Puis il l’a allumé et l’a fumé, en faisant soigneusement tomber les cendres sur la balance.
Quand il l'eut terminé, il a posé le mégot sur les cendres et pesé le tout.
Il a soustrait ce poids de celui du cigare intact, et la différence c’était le poids de la fumée.
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dimanche 8 septembre 2019

A. Wyeth - Christina Olson (1947)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'Américain Andrew Wyeth, déjà présenté ici en juillet 2010 puis en mai 2012. Pour cette nouvelle publication, j'avais d'abord pensé choisir deux des plus de deux cents tableaux consacrés à Helga Testorf. Cette habitante de Chadds Ford, en Pennsylvanie, qui fut son modèle pendant près de quinze ans, inspira une série demeurée célèbre autant qu'elle fut controversée.

A.W. - Christina's bedroom (1947)

Mais je suis finalement revenu à Christina Olsen, son premier grand modèle, peinte ici – un an avant qu'il n'en fasse le sujet de sa toile la plus célèbre, Christina's world – sur le pas de sa porte, ou même absente de sa chambre.
 © Veilleur de Nuit – 2026

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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...