In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 8 septembre 2019

A. Wyeth - Christina Olson (1947)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'Américain Andrew Wyeth, déjà présenté ici en juillet 2010 puis en mai 2012. Pour cette nouvelle publication, j'avais d'abord pensé choisir deux des plus de deux cents tableaux consacrés à Helga Testorf. Cette habitante de Chadds Ford, en Pennsylvanie, qui fut son modèle pendant près de quinze ans, inspira une série demeurée célèbre autant qu'elle fut controversée.

A.W. - Christina's bedroom (1947)

Mais je suis finalement revenu à Christina Olsen, son premier grand modèle, peinte ici – un an avant qu'il n'en fasse le sujet de sa toile la plus célèbre, Christina's world – sur le pas de sa porte, ou même absente de sa chambre.
 © Veilleur de Nuit – 2026

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samedi 7 septembre 2019

Nathan Oldfield - Untitled (nd)
Une image et des mots.
L'image, c'est ce cliché sur une côte africaine du photographe et réalisateur australien Nathan Oldfield.
Les mots que j'ai choisis pour aller avec, c'est la recette du mafé (aussi orthographié maffé) que m'a donnée Taybou Cissé, un jeune réfugié malien qui étudie actuellement en France.
Il n'y a pas d'autre lien entre ces deux documents que l'Afrique ; mais ce n'est pas peu. Le mafé, donc, est un plat de riz accompagné de poulet ou de poisson, avec une sauce à base d'arachide. Le mot peut aussi désigner cette sauce.
« Préparer le riz à part. Mettre un peu d'huile dans une casserole, ajouter de l'oignon, de l'ail, et mélanger avec du poulet ou du poisson. Laisser bien cuire, puis ajouter de l'eau et de la pâte d'arachide. Diminuer le feu et laisser 30 minutes en mélangeant toutes les cinq minutes. »
Taybou m'assure qu'une fois que l'on y a goûté, on ne mange plus autre chose. Bon appétit et vive la « science de gueule » ! C’est ainsi que Montaigne en parle dans les Essais…
 © Veilleur de Nuit – 2019
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dimanche 1 septembre 2019

Grant Wood - The perfectionist (1936)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre américain Grant Wood (1891-1942).
Né dans l'Iowa, Grant Wood restera toute sa vie profondément attaché au monde rural qui a façonné son imaginaire. Il est l’une des grandes figures du régionalisme américain et peint surtout les paysages et les habitants du Midwest, en particulier ceux de son Iowa natal.
Ses voyages en Europe, notamment son séjour à Munich en 1928, lui font découvrir d’autres manières de peindre. Il s’intéresse aux maîtres anciens d’Europe du Nord, notamment à Jan van Eyck et Hans Memling, mais aussi à la Neue Sachlichkeit allemande. À son retour, son style se transforme : ses personnages et ses paysages deviennent plus précis, avec des formes très dessinées.
G.W. - Fall plowing (1931)

Son tableau le plus célèbre, American Gothic (1930), montre un fermier et sa fille devant une maison de style gothique charpentier que le peintre avait remarquée dans une petite ville de l’Iowa, [ICI]. Le tableau, devenu l’une des images les plus connues de la peinture américaine, a été reçu de façons très différentes : caricature de l'Amérique rurale pour certains, symbole pour d'autres de l'identité et de la résilience de cette même Amérique pendant la Grande Dépression.
Cet attachement au monde rural se retrouve dans des tableaux comme Stone City, Iowa ou Arbor Day. « All the really good ideas I ever had came to me while I was milking a cow. ».
 © Veilleur de Nuit – 2019
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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...